Alors que le prochain scrutin municipal est au cœur même de la réforme de la loi PLM, il est aussi au cœur des discussions. Dans la Cité phocéenne, l’échéance de 2026 est belle et bien dans les esprits. Une échéance que le collectif récemment créé entend préempter, ne dissimulant ni son intérêt et son intention politique, ni les sujets de fonds, qu’il entend aborder, dit-il, sous formes de travaux. A commencer par le rôle du Grand Port Maritime et de l’activité qu’il génère, inlassablement soumis à la polémique, malgré son poids économique.Si l'esprit à Marseille est, ces derniers jours, tout entier tourné vers la prochaine arrivée de la Flamme olympique ce 8 mai, cet intermède sportivo-économique n'efface pas totalement le prochain scrutin électoral des pensées et surtout des discussions.
Déjà parce que la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), qui régit la tenue du scrutin municipal à Marseille comme à Lyon et Paris, actuellement en phase de réforme, ne met pas tout le monde d'accord. Ensuite parce qu'à deux ans du choix du prochain maire de la deuxième ville de France, les premières prises de position et occupation de terrain prennent forme.
Un arc de cercle très large
Et l'un des premiers, si ce n'est le premier, à s'affirmer comme engagé dans la prochaine bataille municipale est « Une Génération pour Marseille ». Ce collectif a officiellement annoncé sa naissance par voie de communiqué fin avril. Un collectif qui vise, dit-il, à rassembler toutes les énergies, politiques, associatives et militantes de la droite, du centre et de l'écologie pro-croissance. « Un arc de cercle » dit le président du bureau politique, Romain Simmarano, qui va de Renaissance à Horizons en passant par LR ou l'union des centristes et des écologistes. Et qui a embarqué dans l'aventure outre le directeur de cabinet de Renaud Muselier, Sandra Blanchard, avocate et ex-directrice de campagne de la ministre de la Ville et de la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, Marc Jolibois et Karina Sadlaoud représentants de Martine Vassal ou encore Marion Bareille, la maire des 13 et 14ème arrondissements comme Ludovic Perney, vice-président de la Région Sud.
Douze dossiers comme autant de travaux
Un arc de cercle vaste mais qui justement ne table pas tant sur les étiquettes politiques mais plutôt sur la volonté partagée de proposer une alternative, « sur la capacité commune à faire des constats, à proposer des solutions pour sortir de l'ornière ». D'ailleurs Romain Simmarano revendique clairement l'intérêt politique, l'objectif étant « la conquête du pouvoir en 2026 ».