Christian Estrosi et la démission taille patron
Laurence Bottero
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On ne peut pas dire qu'on l'ait vu arriver. Encore sous le choc des résultats du second tour des Législatives, Nice, comme le reste de la France, se préparait doucement mais sûrement à l'accueil du Tour de France et des Jeux olympiques, une parenthèse sportive, bonne pour le tourisme et l'économie locale.
Mais ça, c'était avant l'annonce façon coup de théâtre du maire de Nice qui a donc remis son écharpe de président de la Métropole Nice Côte d'Azur aux mains du préfet des Alpes-Maritimes. Une démission acceptée, dans la foulée, par Hugues Moutouh.
Une démission comme pour mettre un point final à une période d'agacement, entamée voici plusieurs mois et accompagnée d'une petite musique de fond qui s'égrène, ici et là, semant troubles et interrogations.
Plusieurs éléments ont construit cette exaspération. Les critiques reçues après la démolition du théâtre national de Nice (TNN) -ce qui aurait valu à Nice de ne pas être retenue pour être Capitale européenne de la Culture - et celle du Palais Acropolis - qui prive, pour le moment, la cinquième ville de France d'un palais des congrès - pour laisser place à la Coulée verte phase 2, ont contribué à cette petite musique. A cela s'ajoutent les attaques constantes sur le volet budget et endettement - ce qui lui vaut, de la part de l'opposition, le surnom de « père de la dette », un sujet récurrent de passe d'armes.
Les perquisitions et les reproches liés aux travaux de reconstruction opérés dans les Vallées après la tempête Alex ont également ajouté de la crispation à l'agacement.
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Et puis il y a eu les législatives. Et le coup d'éclat d'Eric Ciotti. Qui a provoqué, chez Christian Estrosi, un coup de sang. Au point de réactiver son compte X (ex-Twitter), suspendu depuis plusieurs mois, pour dire tout le mal qu'il pensait du rapprochement opéré par le président des LR avec le Rassemblement national.
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