« La France doit être le pays de la créativité » (David Lisnard)
Laurence Bottero
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Une entrée sur « I'm free » de The Who, sorte de message pas vraiment subliminal lancé aux 2.000 perssones - élus et citoyens - ayant fait le déplacement depuis la France et l'Outre-mer. Comme toutes les années précédentes c'est sur la Butte Saint-Cassien à l'ouest de la ville dont il est premier Magistrat que David Lisnard a choisi de délivrer sa bonne parole.
Sur scène, micro en main, le président de Nouvelle Energie ne manque pas de distiller sa vision du pays. Il y a un peu plus de 24 heures, c'est devant Emmanuel Macron qu'il développait ses convictions, et surtout sa vision.
David Lisnard est un homme positif. Tout au long de son discours c'est ce sentiment qu'il impulse. D'abord en expliquant que « l'on ne peut pas faire de politique en misant sur les instincts négatifs ».
Puis d'enchaîner sur le blocage politique qui secoue l'Hexagone, qu'il est possible, affirme-t-il de lever « avec pragmatisme et responsabilité ».
Il l'avoue, il s'est posé deux questions : la France est-elle réformable ? Et comment gouverner ?
Car les dernières campagnes électorales l'ont, dit-il, « sidéré », par l'absence des politiques engagées à affronter la réalité : « personne ne parlait de la dette comme si elle était virtuelle ».
Or, il le répétera plusieurs au cours de son discours, « il faut regarder les événements en face ».
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Alors oui, le pays est réformable. Et la France doit devenir celui de la créativité. De redire à quel point le potentiel du pays est immense, en termes d'innovation, qu'il faut mieux savoir connecter les laboratoires publics et privés, créer ainsi un nouveau véhicule d'investissement comme réponse aux problématiques de financement de la société. De plaider pour la liberté de création, pour la rémunération juste du capital et du travail - « notre pays doit été compétitif en termes de capital et travail ». De dénier la réindustrialisation si souvent mise en avant, rappelant que la France vient, sur ce point, de passer dernière l'Espagne, loin derrière l'Allemagne ou l'Italie. D'appeler à faciliter la transmission d'entreprises. Et « si on veut être sérieux, soulever le capot du système social », « couper le nœud gordien » et « faire du management participatif ».
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