« Les élus locaux sont également là pour contribuer au redressement national » (Christian Estrosi)
Laurence Bottero
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Eric Gaillard
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Il ne décolère pas depuis l'incendie qui, au cours de l'été, a ôté la vie à sept personnes d'une même famille, au cœur du quartier des Moulins, à Nice. Un événement dramatique sur fond de narco-banditisme, un terme que l'on a davantage l'habitude d'utiliser à Marseille ou dans d'autres cités, plutôt que dans la Baie des Anges. Christian Estrosi va même plus loin et évoque un narco-terrorisme contre lequel il est difficile de lutter, parce que dit-il « il n'existe pas de mesure dans le droit pénal qui paraisse suffisamment ferme » pour dissuader.
S'il salue l'action du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a su mobiliser les forces de police, c'est surtout l'après, le volet judicaire et les réponses inadaptées qu'il pointe du doigt.
« Une grande partie des filières qui relèvent du narco-terrorisme proviennent de l'immigration. Le narco-terrorisme c'est mettre en coupe réglée des espaces qui sont censés être contrôlés par la République et qui se trouvent en dehors de la République », ajoute le Premier magistrat de la cinquième ville de France, déçu qu'au lendemain de l'incendie cité, les points de deals aient continué à fonctionner comme si de rien n'était.
« Il faut broyer les petits caïds et casser les grandes filières ainsi que ceux qui depuis l'extérieur, participent à ces filières ».
La solution ? Supprimer les allocations familiales dès qu'un mineur participe à ce trafic.
Et de donner en exemple, les 150 familles expulsées l'an dernier des logements sociaux qu'elles occupaient. « Si un seul membre est pris, c'est toute la famille que nous expulsons. La famille sait parfaitement ce qu'il se passe dans l'appartement, dans la cage d'escalier, dans les vas-et-viens »...
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Laurence Bottero
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