Après l'annonce, le 19 janvier, de son soutien à l'ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, Philippe Saurel a dévoilé, six jours plus tard, les premières personnalités locales qui le rejoignent dans sa démarche. Le maire de Montpellier et président de la Métropole a ainsi annoncé que huit conseillers départementaux du groupe Hérault Citoyen (majorité municipale), dont la présidente du groupe Michèle Dary-Fitoussi, le tout en présence de François Delacroix, ex-directeur de cabinet de Georges Frêche à la Ville de Montpellier, et désormais coordinateur du mouvement En Marche, aux côtés de la référente départementale, Coralie Dubost.
L'ambition de Philippe Saurel est de faire de Montpellier la deuxième ville de France la plus engagée derrière l'ex-ministre, après Lyon. Gérard Collomb, maire de la capitale rhône-alpine et très proche d'Emmanuel Macron, est d'ailleurs annoncé à Montpellier le 9 mars, lors d'un événement où En Marche espère réunir 250 chefs d'entreprise.
Ainsi, Philippe Saurel annonce qu'il veut réunir sous peu le soutien de 30 maires d'Occitanie en faveur d'Emmanuel Macron : l'un des premiers déclarés est Gilbert Pastor, maire de Castries (34). Le maire de Montpellier précise toute fois que cette démarche d'ensemble s'inscrit "en complément d'En Marche, mais sans rejoindre ce mouvement politique".
Justifiant à nouveau son ralliement à Emmanuel Macron, alors qu'il a longuement vanté son amitié avec Manuel Valls par le passé (invitant notamment l'ex-Premier ministre à venir lui remettre la Légion d'honneur à Montpellier, fin 2014), Philippe Saurel a expliqué qu'il se retrouve dans la trajectoire de l'ex-ministre.
Questionné sur ses ambitions en cas de victoire d'Emmanuel Macron, Philippe Saurel a nié convoiter un siège de ministre, promettant qu'il resterait maire et qu'il ne négocierait pas non plus en vue des élections législatives de juin prochain. Aurait-il pu faire un autre choix pour la présidentielle, surtout après le bon score de 35 % obtenu par Benoît Hamon au 1er tour de cette primaire ?
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