Les Assises des petites villes de France se déroulaient au Palais des congrès de La Grande Motte (34) les 26 et 27 mai. Trois cents élus étaient attendus, ainsi que trois membres du gouvernement : Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Avant que ce dernier, finalement, n'annule sa venue.
La thématique du congrès était : « Nouvelles régions, nouvelles intercommunalités : petites villes, comment se faire entendre ? ». La baisse des dotations de l'État, ralentissant les investissements et la mise en œuvre des politiques publiques, cristallise nombre d'inquiétudes majeures.
C'est à ces interrogations et mécontentements que voulait répondre Emmanuel Macron, qui adressait aux élus un discours qui se voulait rassurant. Une sorte de déclaration d'amour à des maires qui pourraient craindre un désamour de la République...
Reconnaissant les efforts demandés ces dernières années aux collectivités afin de réduire la dépense publique, le ministre a assuré que la priorité était bien « de préserver cette capacité d'investissement », rappelant la création par l'État d'un fonds doté de 1 Md€ pour soutenir les projets portés par les communes et les intercommunalités, comprenant notamment une augmentation de 200 M€ de la dotation d'équipement des territoires ruraux, et une enveloppe de 300 M€ pour le soutien à des projets de revitalisation ou développement des bourgs centres.
Il a aussi évoqué la préservation du Fisac (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) afin de maintenir les commerces sur les territoires ruraux.
Le ministre a annoncé également l'augmentation du nombre de maisons de santé, pour passer de 800 actuellement à 1 400 d'ici 2018.
Quant à l'égalité d'accès aux technologies, Emmanuel Macron déclare que « ne pas garantir l'accès à tous est une erreur économique et politique ». Selon le ministre, un million de prises Très Haut Débit seront déployées dans les zones rurales cette année (180 000 dans l'Hérault afin que 93 % du département soit couvert, précise-t-il).
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