Présidentielle : pour Saurel, "cette élection valide l'expérience montpelliéraine"
Anthony Rey
Anthony Rey
Après une première réaction formelle par communiqué de presse au soir du 1er tour de l'élection présidentielle, le 23 avril, Philippe Saurel a attendu le 27 avril pour justifier, face aux médias, sa position en vue du 2nd tour. Le maire (DVG) de Montpellier et président de la Métropole appelle à voter pour Emmanuel Macron et fustige "ceux qui s'endorment" - traduire : ceux qui hésitent dans leur soutien à l'ex-ministre, contre Marine Le Pen, son adversaire le 7 mai prochain.
Philippe Saurel a, ainsi, réuni les 31 maires de la Métropole, dans la matinée, pour faire passer son message.
Qualifiant le succès au 1er tour d'Emmanuel Macron - "premier candidat arrivé en tête sans l'aide d'un parti" - de "bouleversement majeur", Philippe Saurel en profite pour souligner, une nouvelle fois, la proximité entre la trajectoire de l'ex-ministre de l'Économie et la sienne. Exclu du PS en 2014, il l'avait emporté aux élections municipales sans le soutien d'un parti politique, face au candidat socialiste officiel, Jean-Pierre Moure, ex-président de l'Agglo.
Brandissant son essai paru en 2015, Réparer la République, Philippe Saurel affirme qu'il avait déjà mis par écrit, "il y a trois ans" (sic), tous les ingrédients de la méthode Macron. Et ce succès au 1er tour, pour le maire de Montpellier, valide donc la stratégie suivie localement depuis 2014.
Quels ont été les échanges réels entre Philippe Saurel et Emmanuel Macron ? Le maire de Montpellier évoque deux réunions à l'époque où l'ex-ministre était en poste. "Il voulait en savoir plus sur la façon dont nous avons fait campagne en 2014, sans parti et sans financement bancaire, et sur la façon dont fonctionne la Métropole, sans groupe politique majoritaire."
S'il soutient Emmanuel Macron, Philippe Saurel indique qu'il n'a pas rejoint En Marche. Et qu'il ne l'intègrera pas non plus dans l'hypothèse où ce mouvement se transformerait en parti politique dans la perspective des élections législatives de juin prochain.
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Mais pour lui, les deux séquences politique sont liées : la percée d'Emmanuel Macron est une première étape, qui sera suivie d'une deuxième en juin. Présentera-t-il des candidats "sauréliens" ? "Je ne réponds ni oui ni non, car à l'heure actuelle, la situation est trop confuse. Mais je pense que certains (de ses soutiens, NDLR) pourraient faire de bons candidats".
Anthony Rey