Municipales : la campagne folle et baroque de Montpellier
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La Place de la Comédie, qui s'étend sur 13 000 m2, dont 20 % de commerces, va être réaménagée
Ville de Montpellier
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La Place de la Comédie, qui s'étend sur 13 000 m2, dont 20 % de commerces, va être réaménagée
Ville de Montpellier
A Montpellier, pas moins de 14 listes se sont affrontées le 15 mars dernier pour aboutir à une triangulaire, le maire sortant Philippe Saurel étant au coude à coude (19,1 %) avec le candidat Michaël Delafosse (PS-PCF, 16,6 %), et le capitaine d'industrie milliardaire Mohed Altrad (13,3 %). Pour le 2nd tour, la campagne s'est à nouveau emballée dans la 7e ville de France, pas avare de rebondissements.
Le maire sortant est resté fidèle à sa ligne de conduite hors parti et continue en solo, avec une liste « divers gauche, écologiste et citoyenne ». Le socialiste Michaël Delafosse, professeur de collège et conseiller départemental, s'est naturellement allié avec Coralie Mantion, la candidate EELV "officielle" (divisés, les écologistes ont présenté trois listes au 1e tour). Mais ne s'est pas entendu avec le trio Clothilde Ollier (dissidente EELV), Alenka Doulain (collectif NousSommes, soutenu par LFI) et Rémi Gaillard (humoriste youtubeur et défenseur de la cause animale), par « manque de logique de projets pour la ville et absence totale de sincérité d'engagement ».
C'est finalement l'homme d'affaires franco-syrien Mohed Altrad (sans étiquette) qui a formé in extremis une liste d'union pour le moins baroque en offrant à ce trio 24 places (sur 65). Une alliance que beaucoup imaginent fondée sur une cause commune enragée : faire tomber le maire en place... Mathématiquement, ce serait possible, avec près de 40 % des voix sur le papier. Mais cet attelage à la cohérence politique floue pourrait aussi détourner une bonne partie de l'électorat. Les anciens alliés EELV ou LFI ont ainsi dénoncé « trahison » et « mensonges ».
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Comment des profils aussi différents pourront-ils gouverner ensemble ? Mohed Altrad s'affiche comme « le patron » et recourt volontiers au vocabulaire de l'entreprise, promettant un « management collégial interactif ». Mais quoi d'autre ? Le programme sera présenté le 12 juin*. Invité le 10 juin par La Tribune à un débat avec les deux autres candidats, Mohed Altrad s'est finalement rétracté, annonçant qu'il ne participerait à aucun débat...