Michaël Delafosse, un an de mandat à Montpellier : « Ici, il y a une gauche au travail et qui rassemble »
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Michaël Delafosse est le maire (PS) de Montpellier et président de la Métropole depuis un an.
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Michaël Delafosse est le maire (PS) de Montpellier et président de la Métropole depuis un an.
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LA TRIBUNE - Un an de mandat à la tête de la 7e ville de France et de sa Métropole. En quelques mots, comment résumeriez-vous cette année, placée sous le sceau d'une crise sanitaire inédite ?
MICHAEL DELAFOSSE - La priorité a été d'assurer la protection de la population, l'économie, la culture, les activités congrès etc. On a dû être sur tous les fronts. Je n'ai pas fait comme les autres : c'était facile de critiquer les mesures nationales. J'ai refusé de rentrer dans ce populisme médical qui a consisté à troubler les messages de sécurité sanitaire. C'est la vie des gens qui était en jeu, on ne se transforme pas en virologue de comptoir ! Ce dont je suis très fier, c'est le lieu de vaccination à la mairie, pour moi qui ai fait campagne sur le thème du maire qui protège, avec plus de 2.000 personnes vaccinées par jour... La crise n'est pas finie, on doit rester vigilants, mais dans mon agenda de maire, ça a été 50% de mon temps.
On sait que la crise aura augmenté la précarité et mis certaines entreprises en difficulté. Mais qu'est-ce qu'elle aura changé dans le bon sens ?
De cette crise, il doit sortir quelque chose. Pour moi, s'il y en a une qui doit nous alerter, qui doit être un point de vigilance et de mobilisation de tous parce qu'il en va de notre pays, c'est que la France n'a pas eu son vaccin. Nous, la nation de Pasteur, nous la nation du CNRS, nous la nation de la R&D. Ça me conforte dans mon ambition de faire la Med Vallée qui doit faire de Montpellier un des territoires de la reconquête de la souveraineté sanitaire et de l'innovation en matière de santé.
Un an après votre début de mandat, que dit votre rapport d'étonnement sur les deux collectivités que vous présidez ?
Dans mon rapport d'étonnement, il y avait les budgets votés qui n'étaient pas exécutés, les agents qui étaient pour beaucoup démotivés avec une perte de sens dans leur travail. Et puis il y avait des sujets de déficience de l'action publique : tout était en silo, sclérosé. On ne peut pas fonctionner comme ça... J'ai changé de DGS (Olivier Nys a pris ses fonctions en septembre 2020, NDLR) à qui j'ai demandé d'engager une très profonde réforme de l'administration pour qu'elle soit plus efficace, pour que le service rendu à l'usager soit meilleur.
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