Politique : Franck Proust (LR) condamné pour trafic d’influence dans l’affaire Senim
Guillaume Mollaret
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Franck Proust, élu (LR) à la Ville de Nîmes depuis plus de trente ans, est condamné par la Cour d'appel de Nîmes, ce jeudi 13 avril, à douze mois de prison avec sursis pour trafic d'influence.
Cette condamnation n'a rien à voir avec les fonctions actuelles du président de Nîmes Métropole et par ailleurs ancien député européen. Elle concerne une période où Franck Proust était président de la Senim (aujourd'hui appelée SAT), une société d'économie mixte en charge de la vente de terrains voués à accueillir des activités économiques.
Également poursuivi pour entente illicite et favoritisme, Franck Proust sort en revanche blanchi de ces accusations.
Dans les faits, la justice a établi que Franck Proust a permis, au début des années 2000, l'attribution au promoteur immobilier Jean-Luc Colonna d'Istria de « deux opérations dont l'une lui a procuré un bénéfice important (plusieurs centaines de milliers d'euros, NDLR) par des décisions parfaitement contraires à l'intérêt général ». En échange, la justice affirme que Franck Proust a bénéficié de la gratuité d'un local de campagne électoral.
Si ces faits ont toujours été démentis par les intéressés, la Cour note que « les faveurs » dont a bénéficié ce promoteur « ne peuvent dès lors avoir d'autre explication que le geste, eût-il été symbolique, de celui en faveur de l'engagement politique de Franck Proust ».
Ce 13 avril, quelques heures après le rendu de l'arrêt par la Cour d'appel, l'avocat de Franck Proust, Me Philippe Expert, a indiqué, en l'absence de son client, que ce dernier est « profondément meurtri » par sa condamnation.
Et l'avocat de regretter la lecture des faits par la Cour, laquelle a jugé, selon lui, que « les relations de proximité suffisent à établir l'existence d'un pacte de corruption ».
Guillaume Mollaret