En Languedoc-Roussillon, territoire touristique s'il en est, les résidences jouent un rôle économique non négligeable. Selon les chiffres les plus récents (2012) de l'INSEE, la part des résidences secondaires est de 20,8 % en Languedoc-Roussillon.
La loi de finances rectificative 2014 a ouvert la possibilité de majorer de 20 % la cotisation de la part communale de la taxe d'habitation des résidences secondaires. Objectif de la mesure : libérer des logements et dégager de nouvelles ressources pour les collectivités locales, lourdement affectées par la baisse des dotations de l'État.
L'application de cette surtaxe était laissée au libre choix des communes concernées, à savoir celles appartenant à une zone d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements.
En Languedoc-Roussillon, c'est le cas pour les communes de la Métropole de Montpellier (Assas, Castelnau-Le-Lez, Clapiers, Le Crès, Fabrègues, Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Lavérune, Montferrier-sur-Lez, Montpellier, Pérols, Prades-le-Lez, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Jean-de-Védas, Saussan, Vendargues et Villeneuve-lès-Maguelone), et de Thau Agglomération (Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Frontignan, Gigean, Montbazin, Poussan et Sète). Mais aussi de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues et Teyran, sur la Communauté de communes du Grand Pic-Saint-Loup.
À ce jour, sur les 1 200 communes concernées en France, seules 98 ont choisi d'appliquer cette majoration de 20 %. Dont cinq en Languedoc-Roussillon : Montpellier, Prades-le-Lez, Villeneuve-lès-Maguelone, Clapiers et Frontignan.
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Selon l'élu, la ville afficherait un taux de 10,8 % de résidences secondaires. La manne financière générée par la surtaxe de 20 % « est estimée à 800 000 € », affirme Max Lévita.
À Sète, qui compte un peu plus de 20 % de résidences secondaires sur son périmètre, la municipalité a renoncé à appliquer cette surtaxe.
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L'élue ne nie pas la crainte de la commune de voir fuir ailleurs des résidents secondaires qui auraient été contrariés par le poids fiscal de leur résidence sétoise. Quitte à priver la commune d'un surplus fiscal estimé à 800 000 € par an.
Les communes pourront changer d'avis l'an prochain.
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