L'année 2016 sera l'année de tous les ajustements pour le Conseil départemental de l'Hérault. En plus de trouver sa place sur l'échiquier de la nouvelle région, l'institution va devoir se préparer aux obligations de la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République) au 1er janvier 2017, le tout dans un contexte de finances publiques exsangues.
Le 12 janvier, Kléber Mesquida, le président du Conseil départemental de l'Hérault, a donc donné les grands axes de son action lors de ses traditionnels vœux à la presse.
Sur le plan des investissements prioritaires à venir, il confirme l'inscription de l'Hérault dans le plan « France Très Haut Débit »*.
Par ailleurs, le président du Conseil départemental annonce quatre thématiques sur lesquelles la collectivité va travailler : l'oenotourisme, l'histoire-patrimoine-sites, la culture et les traditions, et les activités de pleine nature. Assurant vouloir faire en sorte « qu'il n'y ait pas de trou sur le territoire ».
Comment se répartiront les actions de la collectivité en termes d'investissements ?
Les seules solidarités à la personnes mobiliseront quelque 800 M€ sur les 1,4 Md € de budget global.
Dans le contexte de la nouvelle grande Région, le président se félicite de sa proximité avec Carole Delga, la présidente élue le 4 janvier dernier.
Et d'assurer qu'il en est terminé des différents qui opposaient les deux collectivités. Kléber Mesquida annonce d'ailleurs s'être déjà entendu avec Carole Delga sur un domaine d'intervention, celui de l'agriculture et de la viticulture.
Après les hypothèses envisageant la disparition des Conseils généraux, Kléber Mesquida souligne aussi sa satisfaction pour la loi NOTRe.
Concernant précisément les transferts de compétences du Département vers la Métropole de Montpellier, prévus par la loi NOTRe au 1er janvier 2017, Kléber Mesquida annonce qu'une commission sous l'égide du préfet va se mettre en place, et qu'il rencontrera Philippe Saurel, le président de Montpellier Méditerranée Métropole le 22 janvier prochain.
Pour l'heure, la collectivité ne donne aucun chiffre le transfert de compétence voirie, le président arguant qu'il faut maintenant « faire le calcul au prorata des kilomètres, dont dépendront le nombre d'agents concernés et les budgets d'investissement ».
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Quoi qu'il en soit, l'élu se garde bien d'exprimer une quelconque préférences parmi les compétences qu'il souhaiterait conserver.
À Toulouse, la Métropole et le Conseil départemental de Haute-Garonne ont signé le 15 décembre 2015 un accord de coopération portant sur le transfert des compétences : outre les routes départementales situées sur son territoire, la Métropole prendra en charge les compétences en lien avec la politique de la Ville (le Fond de Solidarité Logement, le Fond d'Aide aux Jeunes et la prévention spécialisée). Le Conseil départemental, quant à lui, continuera d'exercer ses missions en lien avec l'éducation et l'action sociale.
Dans le cadre de sa politique d'aide aux communes et aux intercommunalités, le Conseil départemental s'engage à soutenir les grands projets de développement de Toulouse Métropole, de la Ville de Toulouse et des 36 autres communes de la métropole.
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* Lancé au printemps 2013, le Plan France Très Haut débit vise à couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit d'ici 2022, et mobilise un investissement de 20 Mds € en dix ans, partagé entre les opérateurs privés, les collectivités territoriales et l'État.
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