Avocat-associé au bureau EY de Montpellier, Alex Larue est aussi le préfigurateur désigné par le président de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse, pour déterminer les contours de la future agence de développement économique de la collectivité. Une promesse de campagne que l'élu a fait acter en conseil métropolitain le 12 octobre 2020, confirmant en même temps l'identité de son préfigurateur. Presque six mois plus tard, Alex Larue confirme avoir (bénévolement) mis les mains dans le cambouis, jonglant sur un emploi du temps bien chargé...
LA TRIBUNE - La création d'une agence de développement économique a été actée au conseil métropolitain du 12 octobre 2020 et vous avez pour mission sa préfiguration. Pouvez-vous rappeler l'ambition de cet outil ?
ALEX LARUE - Il n'existait pas encore d'agence de développement économique sur la métropole montpelliéraine et Michaël Delafosse a identifié qu'il fallait ce type d'outil. On le préfigure pour avoir un outil le plus adapté aux enjeux les plus importants que sont l'attractivité économique du territoire et l'emploi. L'objectif est de favoriser la capacité à travailler avec les territoires voisins de la métropole, plutôt que se faire concurrence, créer des synergies. En général, nous recevons 700 demandes d'implantations par an sur la métropole. Mais nous n'avons pas forcément la possibilité de satisfaire chaque demande, pour des questions de foncier mais aussi de stratégie économique du territoire. Nous essayons de privilégier les secteurs de la santé, du numérique, des ICC... Mais si on ne peut pas satisfaire une demande d'implantation, on veut pouvoir proposer une implantation sur le bassin de vie plutôt que laisser partir un projet à Lyon ou Lille. Mon rôle, c'est d'accroître les liens économiques avec les autres territoires sur un mode gagnant-gagnant.
Préfigurer, ça veut dire définir quoi précisément ? Quel est le contenu de la feuille de route remise par Michaël Delafosse ?