Le Lido de l'Or, propriété du Conservatoire du Littoral depuis 1986, fait l'objet d'un vaste programme d'aménagement pour restaurer cet espace naturel, lutter contre son érosion, tout en maintenant la capacité d'accueil et l'usage balnéaire de ses plages.
Frédéric Larrey
SERIE Littoral (2/3) – Avec la naissance de l’Entente du Golfe d’Aigues-Mortes, gouvernance partagée entre quatre intercommunalités, dont la Métropole de Montpellier, pour la gestion du littoral de Sète-Frontignan au Grau-du-Roi, c’est une coopération historique qui démarre. Elle témoigne d’une prise de conscience sur la nécessité d’une approche collective du problème. Une gouvernance présentée à la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Bérangère Couillard, venue écouter les élus du littoraux rassemblés dans le Gard le 30 septembre, et qui en profitait pour visiter le site naturel du...
... e l’Or.
Le sujet n'a pas fait débat en conseil métropolitain de Montpellier ce 4 octobre : unanimité de vote pour la création de l'Entente du Golfe d'Aigues-Mortes, une gouvernance littorale partagée à l'échelle d'un territoire qui va de Sète-Frontignan au Grau-du-Roi, entre trois intercommunalités héraultaises - Pays de l'Or Agglomération, Sète Agglopôle Méditerranée et Montpellier Méditerranée Métropole - et une gardoise, la Communauté de communes Terre de Camargue.
Il n'a pas fait débat car les inquiétudes sur les conséquences du réchauffement climatique sur le littoral (érosion du trait de côte, risque de submersion marine, biodiversité en danger...) mettent tout le monde d'accord et sont partagées au-delà même des seules communes littorales. La gestion du trait de côte doit désormais se penser à l'échelle d'un territoire, ce qui se passe en première ligne du littoral ayant des conséquences pour les territoires du rétro-littoral.
Il n'a pas fait débat non plus en raison d'un fait politique nouveau : la désormais possible coopération entre la Métropole de Montpellier et les intercommunalités voisines, ce qui n'a pas toujours été le cas jusqu'à un passé récent...
«La Métropole a vécu dans une splendide ignorance, et aujourd'hui, nous travaillons ensemble, dans une volonté forte de coopération interterritoriale», a déclaré Michaël Delafosse, président de la Métropole de Montpellier, en préambule du sujet lors du conseil métropolitain.
L'Entente du Golfe d'Aigues-Mortes, c'est donc une nouvelle coopération entre EPCI, déjà votée par Pays de l'Or Agglomération, Sète Agglopôle et depuis ce 4 octobre la Métropole de Montpellier. Cette union, qui est le fruit de deux années de travail et de concertation, a vocation à coordonner des actions là où jusqu'à présent, chacun agissait sur son périmètre.
« Un impensé politique »
« Le Golfe d'Aigues-Mortes constitue une cellule sédimentaire, une unité cohérente de fonctionnement biologique, qui crée une communauté d'enjeux pour tout ce territoire,expliquait àLa TribuneVéronique Négret, maire de Villeneuve-lès-Maguelone et vice-présidente de la Métropole de Montpellier, déléguée au Littoral, à la Prévention des risques majeurs et à la GEMAPI, quelques jours avant ce conseil communautaire. Ce qui se passe à Palavas peut avoir une incidence à Sète ou Carnon.Cette gouvernance ouvre une ère nouvelle pour la métropole, qui devient une métropole littorale. »
Serge Desseigne, conseiller métropolitain missionné pour seconder Véronique Négret sur la question de la gestion du littoral, souligne qu'en effet, jusqu'à présent, « le littoral était un impensé politique pour la Ville de Montpellier qui était tournée vers la mer, avec une approche de l'ordre de la conquête ».
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