Dans le cadre du déploiement de la mesure de gratuité des transport, qui sera pleinement mise en œuvre le 21 décembre prochain, Michaël Delafosse*, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, accompagné notamment de Julie Frêche, vice-présidente au transport et aux mobilités actives, conduisait, du 16 au 18 mai, une délégation à Tallinn, capitale de l'Estonie et, à ce jour, plus grande ville européenne à appliquer la gratuité des transports. Le dispositif est en place depuis 2013. Objectif : échanger avec Mihail Kõlvart, maire de Tallinn, et ses équipes, sur le déploiement, les enjeux et les vertus d'une politique publique de gratuité des transports.
LA TRIBUNE - Comment et quand vous est venue cette idée de la gratuité des transports ?
Michaël DELAFOSSE - J'en parlais déjà en 2013, quand le prix de l'essence avait beaucoup augmenté, jusqu'à 2 euros le litre. Aujourd'hui dans un contexte d'inflation, c'est une mesure de pouvoir d'achat et une mesure écologique... Mais pour l'anecdote, quand j'étais étudiant et que je militais à l'UNEF-ID, nous avions organisé une opération qui consistait à entourer de chatertone tous les distributeurs de billets de bus de la ville de Montpellier pour revendiquer la gratuité des transports pour les étudiants. A cette époque, Georges Frêche était maire de la ville et il avait peu apprécié !