Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur de la santé représentent environ 8% de l'empreinte carbone de la France, selon un rapport établi par The Shift Project en avril 2023. Des travaux qui révèlent que le secteur « manque cruellement de connaissances sur ses émissions directes et indirectes de GES »...
Parmi les axes de travail que peuvent déployer les établissements de santé, figure la mise en place d'une politique d'achats responsables. C'est ce que revendique aujourd'hui le CHU de Montpellier dans son Schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables (SPASER).
« Le CHU de Montpellier a été le 2e CHU à mettre en place son SPASER, obligatoire pour les établissements qui ont plus de 50 millions d'euros d'achats, ce qui notre cas avec un budget annuel de plus de 450 millions d'euros d'achats,550 millions d'euros si on compte l'ensemble des établissements du groupement hospitalier territorial (GHT, soit les hôpitaux du Bassin de Thau, Lunel, Lodève, Maurice Fenaille, Millau, Saint-Affrique, Lamalou-les-Bains, Clermont-L'Hérault et Montpellier, NDLR) »,indique Marie-Ange Peridont-Fayard, directrice adjointe au Schéma directeur immobilier et RSE du CHU de Montpellier.
Après trois mois d'expérimentation dans quelques services du CHU, la plateforme Broc'Santé a été déployée en juin 2024. Conçue par un prestataire extérieur, ce type de plateforme est déjà utilisé dans l'industrie ou le BTP. D'autres centres hospitaliers français ont également pris des initiatives encourageant l'économie circulaire : en octobre 2022, le CHU de Toulouse a lancé « Le bon coin du CHU », plateforme interne d'échanges de matériel et de mobilier, et en mai dernier, le centre hospitalier d'Angoulême a reçu le prix Economie circulaire de la Fédération Hospitalière de France, récompensant sa politique de réemploi du matériel médical et informatique et du mobilier (dons, partenariat avec ENVIE Autonomie pour le matériel médical, et réfection du mobilier).