LGV : le médiateur se prononce en faveur du prolongement jusqu'à Toulouse
Florine Galéron
Florine Galéron
Si le calendrier est respecté, la ligne à grande vitesse Paris-Tours-Bordeaux entrera officiellement en service le 2 juillet 2017. L'arrivée de la LGV à Bordeaux permettra à la métropole aquitaine d'être à 2 heures de la capitale. Grâce à cette ligne, Toulouse sera de son côté à 4h12 de Paris, soit une heure de moins environ qu'aujourd'hui. Ce projet baptisé SEA (Sud Europe Atlantique) est évalué à 8 milliards d'euros. Mais, à deux ans de la mise en service, il manque encore 300 millions d'euros pour boucler le budget du programme et les modalités d'application restent encore floues. Combien d'allers-retours seront disponibles ? Le TGV s'arrêtera-t-il à chaque fois à Montauban ? Toutes ces questions n'ont pas encore été tranchées.
L'ancien ministre du Travail Jean Auroux était à Toulouse ce vendredi 19 juin pour présenter les grandes lignes de son rapport sur le projet. Cette mission de médiation a vocation à démêler les tensions entre les collectivités locales, la SNCF et Lisea, le concessionnaire privé qui va construire la ligne. Les conclusions du rapport Auroux seront officiellement présentées début juillet au gouvernement, qui les examinera.
Dans les grandes lignes du rapport présentées ce vendredi, le médiateur préconise 6 trajets aller-retour par jour sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse.
Jean Auroux précisait le 11 juin dernier à Bordeaux qu'il avait dû prendre en compte les aspects hors norme de cette infrastructure "qui, contrairement aux autres lignes, n'a pu être financée par l'État qu'à hauteur de 40 % contre 78 % pour le TGV Est par manque de moyens".
Face aux difficultés financières de l'État, une cinquantaine de communes a été sollicitée pour boucler le budget du projet. "Quand il a fallu trouver des fonds, les pouvoirs publics ont promis à des communes un certain nombre de trajets journaliers qui ne peuvent être respectés aujourd'hui", déplore Jean Auroux.
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Le médiateur s'est également prononcé en faveur du GPSO, le prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse. Ce projet permettrait à Toulouse d'être à 3h15 de Paris en train (contre plus de cinq heures actuellement). Mais l'avenir de cette ligne, dont la mise en service est prévue à l'horizon 2024, est toujours en suspens. Le 30 mars dernier, la commission d'enquête publique a émis un avis défavorable sur le projet. Dans ce rapport, les commissaires estiment que la construction de la LGV présente "une rentabilité socio-économique faiblement positive" et que les retombées économiques "favoriseront essentiellement les deux grandes métropoles" Bordeaux et Toulouse. L'État a promis de trancher sur le dossier avant l'été.
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