Des petites valeurs asiatiques en grande forme

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Devenue 2e économie mondiale, la Chine a affiché une croissance de 9,6 % au troisième trimestre. Elle entraîne les pays environnants dans son sillage.

Ces derniers mois, la Chine et le Vietnam ont signé plus de 50 accords commerciaux et d'investissement pour une valeur totale de 2 milliards de dollars », note Mark Mobius, le gérant de Templeton Asian Small Companies (+ 56,99 %), un fonds qui, à l'instar d'Aberdeen Global Asian Small Companies (+ 53,19 %), est consacré aux petites entreprises.

Actuellement très investi sur la Corée du Sud (30 % du portefeuille), ce fin connaisseur des pays émergents ne tarit pas d'éloges pour l'économie de ce pays : « Dépassant les attentes, le produit intérieur brut sud-coréen a progressé de 7,2 % au deuxième trimestre 2010, après 8,1 % au premier trimestre. En juillet, la vigueur de la reprise économique du pays a d'ailleurs amené la banque centrale à relever ses taux d'intérêt de 0,25 % pour la première fois depuis le début de la crise financière en 2008, à 2,25 %. » Une situation bien différente de celle des pays développés !

S'ajoutent à cela des exportations en forte hausse et des relations commerciales consolidées avec d'autres pays émergents, non seulement en Asie mais aussi dans d'autres zones : « Afin d'améliorer ses relations commerciales et économiques avec l'Amérique latine, la Corée du Sud a signé son deuxième accord de libre-échange dans la région, avec le Pérou », précise le gérant qui pilote aussi le fonds Templeton Asian Growth (+ 46,82 %), plus présent sur la Chine, la Thaïlande et l'Inde.

Énergie surpondérée

En hausse de 53,75 % sur un an, le fonds JP Morgan JF Asean Equity Fund, géré par Jenny Tan et Pauline Ng, ne démérite pas. Tout comme Fidelity Funds-Asean Fund (+ 49,40 %), il est exclusivement investi sur les marchés des pays membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. Poids lourd de l'indice de référence, Singapour représente actuellement près de 40 % du portefeuille, suivi par la Thaïlande, la Malaisie et l'Indonésie.

Au plan sectoriel, les gérantes surpondèrent l'énergie et l'industrie. Le secteur financier, qui représente 38,9 % de l'indice et 31,5 % du portefeuille, reste prédominant.

Catherine Yeung, directrice des investissements en Asie-Pacifique chez Fidelity Investment Managers : « L'Inde est un pari fort : la péninsule représente un tiers du portefeuille»

Fidelity Emerging Asia, 9e du palmarès, gagne 41,57 % sur un an. Quelles sont ses spécificités ?

Il s'agit d'un fonds véritablement dédié à l'Asie émergente qui n'investit pas dans les économies que nous considérons matures comme par exemple la Corée du Sud ou Taïwan. Pour procéder à la sélection de valeurs, le gérant, Teera Chanpongsang, dispose d'une équipe d'analystes sur place et de diverses sources d'information externes. Il va également à la rencontre des entreprises pour évaluer leur management. De tels choix, associés à une gestion des risques rigoureuse et à des paris sectoriels tranchés (consommation, infrastructure et santé notamment) ont permis de générer cette performance.

Quel est son positionnement ?

L'Inde est un pari fort : le marché de la péninsule représente un tiers du portefeuille. Le gouvernement indien procède actuellement à de nombreuses privatisations qui sont autant d'opportunités pour nos gérants d'investir dans les valeurs indiennes, notamment celles qui touchent aux infrastructures et à leur financement car elles sont au coeur de la dynamique de croissance. Nous sommes également investis en Malaisie, en Indonésie, en Thaïlande ou encore aux Philippines. Et nous n'hésitons pas à investir sur des marchés « frontières » comme le Bangladesh et le Sri Lanka car ils offrent également de très belles perspectives.

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