Défiscalisation immobilière : le gérant de maisons de retraite DomusVi-Dolcéa vise une entrée en Bourse en 2013

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Le groupe, issu de la fusion ce mercredi entre les numéros 3 et 5 du secteur, envisage un appel au marché pour financer sa croissance externe.

Un nouveau venu rejoindra prochainement Orpea, Korian et Medica parmi les gérants de maisons de retraite cotés à la Bourse de Paris. DomusVi-Dolcéa (DVD), le nouvel ensemble né ce mercredi de la fusion de Dolcea, numéro trois hexagonal, et de DomusVi, qui pointait au cinquième rang, affiche ses ambitions en tant que leader français du secteur en nombre de lits (16.500). En chiffre d'affaires, DVD totalise des ventes de 590 millions d'euros pour 2010, derrière Orpea (960 millions attendus cette année) et Korian (920 millions).

« Notre rapprochement (entamé en janvier, Ndlr ) était à la fois une question de bons sens - nous sommes les deux derniers acteurs non cotés parmi les cinq premiers en France - et de complémentarité » explique à « La Tribune Jean-François Vitoux, président du directoire de DVD. « DomusVi était un bon exploitant de maisons de retraite mais il lui manquait le développement ; à l'inverse, Dolcéa, issu du groupe de promotion immobilière GDP Vendôme, possède un réservoir de croissance : plus de la moitié de ses 125 établissements, ouverts récemment, ne sont pas pleins », détaille le dirigeant. La gouvernance du groupe se fera à parité, même si l'actionnariat se répartit à 59 % entre les actionnaires de DomusVi (son fondateur Yves Journel, BPCE, la Macif...) et à 41 % pour le propriétaire de Dolcéa, Jean-François Gobertier.

Le prochain chantier de DVD sera donc son introduction en Bourse. « Nous visons le premier semestre 2013, avec un flottant de 25 à 30 %, selon les conditions de marché et notre degré d'organisation », indique le dirigeant. Objectif : permettre aux actionnaires institutionnels de s'alléger, mais surtout financer la croissance externe.

Nouveaux besoins des seniors

DVD vient d'acquérir 25 % des maisons de retraite Emera, présent dans le Sud-Ouest et en Rhône-Alpes et dispose d'une option d'achat à partir de 2014. « Au total, notre chiffre d'affaires atteindra 620 millions d'euros en 2010 et 735 millions en 2013, pour un excédent brut d'exploitation de 87 millions », prévoit Jean-François Vitoux. À l'inverse d'un groupe comme Korian, qui développe une offre « low-cost », le dirigeant est convaincu de pouvoir augmenter ses tarifs, dans un secteur où la prise en charge par les pouvoirs publics représente 30 % des prix. « Avec la hausse de l'espérance de vie, les personnes âgées arrivent en maison de retraite plus tard et plus dépendantes, mais elles y restent moins longtemps et sont donc moins sensibles au prix si on leur offre des soins adaptés », avance-t-il. DVD mise aussi sur des modes d'hébergement courts (accueil de jour ou de nuit, soins à domicile) pour répondre aux nouveaux besoins des seniors.

Moins rentables, ces activités vont pourtant dans le sens de la réforme de la dépendance amorcée par le gouvernement, selon Jean-François Vitoux. L'activité de soins à domicile de DomusVi, encore confidentielle (25 millions d'euros) « ne perd plus d'argent depuis cette année », souligne-t-il.

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