Immobilier neuf : les propositions révolutionnaires des promoteurs

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Prix toujours plus élevés, fiscalité moins incitative pour les acquéreurs... les promoteurs ne voient plus l'avenir en rose. Ils demandent notamment à l'Etat de les autoriser à construire en zone inondable.

L'année 2010 a été satisfaisante pour les promoteurs immobiliers. La Fédération des promoteurs immobiliers note que les ventes ont progressé de 13% à 117.000 logements. Mais elles n'atteignent pas encore les niveaux d'avant la crise (127.000 en 2007). Les mises en vente ont, elles, progressé de 47%. Mais la fédération note un recul par rapport au semestre précédent.

Par ailleurs, les prix des biens vendus par les promoteurs ont progressé en 2010 de 6,5% pour l'ensemble de la France et de 9,8% en Ile-de-France. Ce qui ne rend pas Marc Pigeon, président de la FPI, très confiant pour l'année 2011: "Les prix devraient progresser encore entre 5% et 6%, et avec la réduction des aides de l'Etat, le nombre de ventes devraient diminuer, à 110.000". Mais là où il est le plus inquiet c'est pour 2012. "Le Scellier va subir une réduction de 22% à 17%. L'investisseur n'a pas de perspectives plus loin, le promoteur non plus. Tout vient à terme en 2012".

Comment débloquer la situation ?

Marc Pigeon a donc quelques pistes pour éviter de désolvabiliser les ménages. Tout d'abord, il voudrait faire le recensement des opérations bloquées (loi sur l'eau, analyse archéologique, élections cantonales, ...) et nommer un médiateur ou un préfet pour débloquer la situation dans les six mois.

Ensuite, il estime que l'idée de "construire la ville sur elle-même" ne suffit plus avec seulement 8% du territoire urbanisé. Marc Pigeon voudrait donc, malgré les pressions écologiques, développer de nouveaux espaces.

Construire dans les zones inondables ? 

Le président de la FPI aimerait également pouvoir construire dans des zones inondables, "dès lors qu'on assure la protection des personnes et des biens. Il suffit juste d'éviter les endroits où il y a de la vitesse d'eau". En Ile-de-France, 600 km² sont concernés.
Et enfin, il voudrait pouvoir agir sur les recours qui bloquent les constructions, en limitant par exemple l'intérêt à agir ou en créant un fonds de garanties.
 

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