EFG Maxima joue sur sa flexibilité pour passer entre les gouttes

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Éligible au PEA, le fonds EFG Maxima est géré depuis mars 2008 avec une approche flexible qui lui a permis, sur la période, de progresser de 18,4 % alors que les marchés européens baissaient de plus de 18 %. Voici les secrets de fabrication de David Kalfon, directeur des investissements d'EFG Asset Management.

Interview de David Kalfon, directeur des investissements d'EFG Asset Management

Comment a été géré le fonds au cours de ces dernières années ?

Il a été lancé en janvier 2005, mais nous n'avons repris sa gestion que le 25 mars 2008. Depuis, il est géré de manière flexible. Sa performance provient du degré d'exposition aux actions et des choix géographiques opérés. Nous pouvons ainsi être investis jusqu'à 150 % de l'actif lorsque nous sommes positifs sur les marchés. A l'inverse, dans les périodes difficiles, nous réduisons notre exposition. Nous pouvons même vendre à découvert sur le marché jusqu'à 20 % des actifs gérés. Actuellement, nous sommes investis à hauteur de 120 %.

Quels sont vos objectifs ?

Nous visons une performance annuelle moyenne de 6 % pour un horizon d'investissement de 5 ans. La performance annualisée entre mars 2008 et janvier 2011 est de 6,1 %. En pratique, notre cherchons à capter au minimum les deux tiers de la hausse des marchés, et de ne subir au maximum qu'un tiers des baisses. Selon les simulations que nous avons faites, notre stratégie aurait rapporté près de 1.600 euros au 31 janvier 2011 pour 100 euros investis en 1987. Là où une stratégie indicielle passive n'aurait rapporté que 350 euros.

Sur quoi reposent vos décisions ?

Nous utilisons à parts égales l'analyse macroéconomique et technique. La première nous apporte des éléments sur les tendances économiques de moyen terme, et la seconde, une vision à plus court terme des évolutions de marché. Cette combinaison nous a permis, à sept reprises depuis 2009, d'éviter des mouvements de baisse significatifs du marché. Ces analyses sont complémentaires. Ainsi en 2010, indépendamment de notre degré d'exposition aux actions, notre analyse fondamentale de la crise de la dette publique nous a conduit à privilégier l'Europe du Nord au détriment de l'Europe du Sud, biais que nous avons fortement réduit dès le mois dernier.

 


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