Foncier : l'attrait des forêts brésiliennes

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Il est désormais possible de diversifier le patrimoine de vos clients en leur soumettant un investissement dans les forêts des pays émergents. Mais pas dans n'importe quelles conditions.

Fort de trente années d'expérience dans le domaine du bois et des forêts, Stéphane Ledentu, président de SLB, a pris conscience des besoins à venir en bois au niveau mondial et des exigences environnementales. Il a donc imaginé un concept de reforestation.

"Nous avons hésité entre différentes essences de bois et nous sommes finalement tournés vers l'eucalyptus", confie l'entrepreneur, convaincu qu'il s'agit là d'une alternative pertinente pour la conservation de la nature : "sa croissance rapide et sa facilité d'adaptation deviennent un atout contre le déboisement des forêts primaires et donc un allié contre la déforestation". Et dans ce contexte, le reboisement raisonné peut prendre des allures de "plantations TGV", pour reprendre la formule de Stéphane Ledentu. La production moyenne est d'au moins 45 m3 par hectare et par an et la forêt atteint sa maturité au bout d'une dizaine d'années à peine.

Il fallait ensuite trouver le lieu adéquat pour procéder aux plantations et à l'exploitation. "Le Brésil, avec ses sols riches, son climat favorable et une pluviométrie importante, s'est imposé comme l'emplacement idéal", indique l'entrepreneur, qui affirme ainsi combiner les principes de l'économie et de l'écologie dans l'exploitation des forêts plantées. La conservation des réserves naturelles existantes est pour lui un impératif intangible. Cette approche de gestion durable est mise en place dans le cadre de différents projets auxquels quelques investisseurs ont d'ores et déjà pu participer. Au total, six fermes ont été lancées depuis 2008, parmi lesquelles celles de Cristal et Figueira dans l'Etat du Parana qui, à elles deux, totalisent déjà plus de 600 hectares de forêts. SLB compte en lancer ainsi cinq à dix par an, sachant que de tels projets s'étalent sur environ douze années, le temps nécessaire à une exploitation optimale et que les objectifs de rendement, voisins de 10% par an, puissent être atteints.

De tels programmes d'investissement, bien qu'ouverts à certains investisseurs privés triés sur le volet, ne sont pas à la portée de toutes les bourses puisque le ticket d'entrée minimum est de plusieurs milliers d'euros et que l'investissement se fait exclusivement par le biais de sociétés ad hoc.

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