Automobile : Freshmile cherche des abonnés pour les voitures électriques

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En France, Freshmile entend convaincre de nouveaux prospects via une application gratuite, disponible en ligne: l'automobiliste peut comparer le coût de sa voiture avec celle d'un modèle électrique. © Freshmile
En France, Freshmile entend convaincre de nouveaux prospects via une application gratuite, disponible en ligne: l'automobiliste peut comparer le coût de sa voiture avec celle d'un modèle électrique. © Freshmile (Crédits : Freshmile)
La start-up offre aux automobilistes qui sont passés à la voiture électrique d’installer une borne de recharge à leur domicile et une autre sur leur lieu de travail si nécessaire. La promesse: rouler sans craindre la panne sèche.

"Les rares acheteurs de voitures électriques passent leur temps à calculer des règles de trois, saisis par l'angoisse de tomber en panne d'énergie. Nous vendons de la tranquillité d'esprit avec nos forfaits et nos bornes de charge télécommandées", propose Arnaud Mora, fondateur de Freshmile à Strasbourg. Son principe: pour 25 euros par mois, ou 50 euros en illimité, l'entreprise installera une borne électrique au domicile de l'automobiliste, et une autre sur son lieu de travail si nécessaire.

En combinant l'effet tampon des batteries et l'optimisation de l'appel de charge sur les réseaux des fournisseurs d'électricité, Freshmile a établi un modèle économique équilibré avec 3.000 abonnés, soit 10 mégawatts de puissance agrégée, à partir de 2015.

Un partenariat avec Hager, fabricant franco-allemand d'équipements électriques, permet l'installation de compteurs à partir de 300 euros, contre 1.000 euros pour un client particulier.

Une offre avec des points de recharge itinérants

Sur le marché stagnant des voitures électriques, qui ne représentaient début 2013 que 0,5 % des immatriculations en France, Freshmile entend convaincre de nouveaux prospects via une application gratuite, disponible en ligne: l'automobiliste peut déjà comparer le coût de sa voiture avec celle d'un modèle électrique. Arnaud Mora espère encore mettre au point, avec ERDF, une offre de points de recharge itinérants, avec laquelle l'automobiliste pourrait recharger sa voiture sur l'importe quelle prise électrique domestique.

"Nous n'entendons pas voler la relation clients aux constructeurs automobiles. Nos forfaits s'inspirent du modèle qui s'est imposé dans la téléphonie. Nous n'avons pas vocation à vendre, ni à louer des voitures. A terme, Freshmile disparaîtra comme marque blanche derrière un grand opérateur", imagine l'ancien banquier d'affaires, reconverti dans l'ingénierie financière des énergies renouvelables. L'adossement à un fournisseur d'électricité constitue une option de valorisation pour cette jeune entreprise, fondée en 2010, dont Arnaud Mora et son directeur technique sont les seuls actionnaires.

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Commentaires
a écrit le 07/09/2013 à 13:57 :
Voiture électrique, marché stagnant, pourtant on en parle de plus en plus. Pour comprendre un peu l'attitude des uns et des autres il convient de poser certaines lignes. Les allemands pour conserver leurs grosses automobiles polluantes qui seront interdites en 2020, veulent échanger cet effet néfaste contre l'effet non polluant du véhicule électrique. Ainsi comme les voitures de luxe sont en réalité peu nombreuses il suffirait que quelques milliers de ventes d'autos électriques pour continuer comme avant. le processus permettant de rester ainsi les maîtres du haut de gamme sur une base anti concurrentielle. les autres constructeurs n'ont en effet pas développé de gros moteurs sachant le devenir de cette dépense inutile pour des équipements devant être interdits. La stratégie française est alors de minimiser la technologie électrique pour que nos voisins têtus abandonnent cette idée. Renault pointe par la même occasion que le contrat rempli par le constructeur n'a pas trouvé le même écho d'efficacité dans les collectivités locales qui s'y étaient engagées. Etant pratiquement toutes socialistes, il est nécessaire de dénoncer le manque de volonté alors que l'équation financière qui pèse sur les constructeurs est bien présente. Un état inconséquent. deux objectifs sont donc remplis par cette communication : en direction de la commission européenne pour une grande fermeté face aux allemands et à l'attention du gouvernement qui ne tient pas ses promesse de commandes. Stratégie, stratégie.
Réponse de le 08/09/2013 à 17:31 :
Une interopérabilité basique est attendue pour que l'usage de la voiture électrique (à l'autonomie modeste) se développe : pourvoir la recharger à une prise domestique standard 230 V 20A ou 32A (ce qui se passe déjà dans les pays "froids" où de nombreuses bornes dotées de prises standard permettent de garder les moteurs thermiques, à l'arrêt par grand froid, "tièdes" (à domicile, sur les parkings de bureaux, de centre commerciaux,...). Toutes autres solutions "exclusives" voueront la voiture électrique à l'échec.
a écrit le 07/09/2013 à 13:42 :
Oui, c'est bien. Les numéro 1 et 2 de la distribution/fabrication de matériels électriques sont bien français (C.A environ 18 milliards). Les fabricants comme Legrand (C.A 5 milliards), Saft numéro 1 mondial des batteries évoluées (C.A 0,6 milliards) ou Bolloré sans parler de Schneider Electric et bien entendu le constructeur Renault constituent entre autres le principal pôle mondial de l'électricité. La France a remporté une belle victoire en imposant une norme pour l'Europe (avec un brevet public) pour les chargeurs automobiles en février de cette année, face à une Allemagne qui voulait constituer un monopole. [Les chargeurs étant par exemple aux normes allemandes, il était possible de constituer des stations de rechargement adaptées aux véhicules allemands et non aux autres, ce qui aurait favorisé les ventes. Ces derniers auraient été obligés d'embarquer de la technologie allemande pour permettre le rechargement de leurs autos] Siemens a ensuite décidé, et pour cause, d'abandonner ce secteur, le coup ayant raté. Les allemands ne disposent d'aucune technologie informatisée de contrôle ou de suivi, ce qui est importante dans ce domaine. Par ailleurs il faut signaler que c'est toute l'installation électrique de la maison qu'il faut rétablir aux normes pour ne pas qu'elle prenne feu. La solution dans de nombreux cas est alors de charger une batterie/disjoncteur contenue dans une borne qui chargera à son tour le véhicule. Loin de ce que propose la société allemande citée ici. Laissons aux français ce qui appartient aux français.
a écrit le 07/09/2013 à 13:12 :
Celles-là n'ont pas besoin de bornes de recharges, ont 2 à 4 places, font de 100 à 150 km/h et ont des autonomies de plusieurs centaines de km y compris de nuit ! https://www.youtube.com/watch?v=5OSNjIn_hxc ou encore https://www.youtube.com/watch?v=bs2SIUcDXTI ou encore et entre plusieurs autres https://newsroom.unsw.edu.au/news/technology/sunswifts-solar-racer-gets-radical-redesign

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