Dans le monde des télécoms et des réseaux d'entreprise, la découverte de Cailabs est jugée très prometteuse, et c'est même chez Alcatel Lucent que la preuve de concept s'est transformée en projet légitime.
L'installation à Rennes de cette jeune entreprise fondée en 2013 n'est donc pas anodine. Sur cette terre historique des télécoms et des réseaux, Cailabs a trouvé un écosystème favorable pour grandir. Sa technologie, qui permet de multiplier par 400 le débit des réseaux de la fibre optique, lui ouvre d'intéressantes perspectives de développement en France et à l'international. Sa trouvaille ? Amplifier, grâce à un bloc de verre, les faisceaux lumineux qui sortent des lasers. Testés l'an passé en Asie, les composants Cailabs ont même permis à l'opérateur japonais KDDI de battre un record mondial atteignant un débit de 2 petabits/seconde. Cela équivaut à faire transiter 250 disques durs d'un Tera Octet (To) par seconde !
L'opérateur nippon est notamment intéressé pour booster son réseau villes à villes, mais d'autres champs d'applications existent. La problématique du débit de la fibre est très importante dans les milieux hospitaliers, notamment pour l'imagerie médicale, et universitaires.
Sachant que le débit en fibre optique pour les réseaux professionnels est limité à 100 Mbits/seconde, Cailabs leur propose de passer de 100 Mbits/sec à 40 Gbits/sec.
La jeune pousse, qui a réalisé sa première levée de fonds de 1,1 million d'euros en novembre 2013 auprès d'Innovacom, de Kima Ventures et de business angels, entre aujourd'hui en phase de commercialisation de son produit. Avec ses boîtiers, Proteus pour les cœurs de réseaux et Aroona pour les réseaux d'entreprise, Cailabs porte d'abord ses efforts sur les débouchés en France et dans les pays francophones avant d'attaquer l'international et notamment les Etats-Unis.
La priorité pour 2016, c'est le marché des réseaux locaux d'entreprises, de sites industriels et des collectivités. En partenariat avec des intégrateurs réseaux comme AZNetwork ou C2C Réseaux, Cailabs a déjà signé une dizaine de déploiements pilotes : au siège rennais du quotidien Ouest-France, dans des universités comme Pierre et Marie Curie, au CHU de Nanterre et à la CUB d'Alençon. Grâce à la technologie de Cailabs, l'université Rennes 1 a multiplié par 300 le débit de son réseau. Au-delà des campus et des CHU, la jeune pousse vise aussi les industriels de l'agroalimentaire et les laboratoires.
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Après une deuxième levée de fonds de 450.000 euors en 2015, Cailabs soutient la commercialisation du boîtier Aroona par une nouvelle collecte de 1,05 millions d'euros. Conclue auprès de ses premiers investisseurs dont d'Innovacom Gestion et des business angels, elle va permettre de renforcer les équipes commerciales et la production.
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