French Tech Rennes Saint-Malo : bien installée dans son bâtiment Totem

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes
Vendredi en fin d'après-midi, le Mabilay, le bâtiment totem où s'est installée la French Tech Rennes Saint-Malo avait des allures de ruche. Et pour cause, c'est avec l'esprit d'effervescence, de mixité et de croisement revendiqué par le mouvement French Tech, que le tout Rennes de l'entrepreneuriat et des collectivités s'est massé pour inaugurer les locaux de l'association. Un an après l'obtention de la labellisation, et dix mois après sa création, la French Tech Rennes Saint-Malo, forte de 165 sociétés membres, dispose d'une équipe au complet (six salariés), d'un budget de plus de 950.000 euros en 2016, et d'un bâtiment de 2.100 m2 comme point d'ancrage.
Symbole de l'écosystème rennais des télécoms et des réseaux, cet ancien immeuble de France Télécoms, superbement rénové, et situé à deux pas d'une future ligne 2 du métro annoncée comme digitale et connectée, offre aux développeurs et aux jeunes entreprises -telle une « fusée à trois étages » -, trois niveaux aux fonctions distinctes : incubation au premier, co-working au deuxième étage, accélération au troisième. 200 événements par an (ateliers, conférences, pitch) y seront organisés ou hébergés. L'environnement, ouvert et modulable, se veut favorable et propice aux rencontres entre ingénieurs, graphistes, créatifs, juristes. Le Startup Hotel fait le plein et héberge, pour deux ans renouvelables, huit jeunes pousses en croissance, dont la place de marché de billets Kelbillet, Energiency (smart grid), l'agence de réalité virtuelle Une Jolie Idée et Mobizel (services mobiles).
Porté par Rennes Métropole et l'agglomération de Saint-Malo, avec l'Union européenne, l'État et la Région en appui, le Mabilay représente un investissement de 5.750.000 euros. Mais, au-delà de la vitrine high-tech, Rennes Métropole et ses partenaires ont réaffirmé l'ambition de la French Tech Rennes Saint-Malo : faire du territoire un « accélérateur de startups de rang mondial ».
Qui dit emploi, dit compétitivité : les ambitions du territoire sont claires. « Le digital doit innerver toutes nos filières économiques, et permettre le rebond des secteurs traditionnels », estime Emmanuel Couet, qui, d'ici à 2020, anticipe un changement d'échelle de Rennes avec l'arrivée de la LGV et l'émergence du quartier d'affaires EuroRennes notamment. Porte d'entrée vers la Bretagne, la métropole rennaise travaillera de concert avec l'autre French Tech bretonne qui unit Brest, Lannion, Quimper et Morlaix.
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Relais de croissance indispensable, l'ouverture à l'international est même une des grandes priorités régionales. La première semaine d'avril, Emmanuel Couet et Claude Renoult, son homologue de Saint-Malo, se rendront à Québec, avec une trentaine d'entreprises pour promouvoir le savoir-faire numérique du territoire. Lieu d'infusion de la révolution numérique, la French Tech Rennes Saint-Malo se voit aussi comme une marque de conquête. Avec Saint-Malo, dont le nom est plus connu à l'étranger que celui de Rennes, comme porte-étendard ?
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