Cancer : les fonds bretons financent des technologies de pointe
Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Dans la lutte contre le cancer, le CHRU de Brest dispose d'une nouvelle force de frappe. Depuis septembre, il est doté d'un cytomètre de masse imageur, également nommé Hyperion. Cette technologie de pointe, pionnière dans un service public en France, offre au centre hospitalier régional et à l'université de Bretagne occidentale (UBO) une avancée en termes de médecine de précision et de caractérisation des cellules cancéreuses.
L'équipement peut identifier les cellules initiatrices de tumeurs et de métastases, dans le sang comme dans les tissus. Il permet aussi de mieux appréhender la résistance aux traitements anticancéreux chez un patient. « Aujourd'hui, quand on réalise une biopsie, il est seulement possible d'identifier deux à trois marqueurs qui permettent d'orienter un traitement. L'Hypérion permettra d'identifier 40 marqueurs simultanément », détaille le professeur Jacques-Olivier Pers, directeur de l'unité mixte de recherche de l'UBO et de l'Inserm. Initiateur du projet, il se donne deux ans de développement avant d'envisager des applications directes pour le patient.
D'un coût de 1 million d'euros, l'acquisition de l'Hyperion, dont la technologie sera applicable à d'autres maladies auto-immunes, a été concrétisée par un financement collectif : 788.737 euros sont issus de financements publics (Feder, CHRU de Brest, collectivités territoriales, LabexIgo, Inserm) et218637 euros proviennent de fonds privés collectés par Innoveo, le fonds de dotation du CHRU de Brest (3.500 donateurs).
À lire également
Au sein des hôpitaux, les fonds privés financent des projets innovants et coûteux. À Rennes, le fonds Nominoë, qui réunit 1.000 mécènes dont des entrepreneurs bretons comme Louis Le Duff, a équipé le CHU de la solution IntelliSite Pathology de Philips. Ce scanner ultrarapide, associé à un système de gestion d'images et à une suite d'outils informatiques, combine numérique et intelligence artificielle (IA) afin d'améliorer la qualité et la fiabilité des diagnostics anatomopathologiques. L'IA va aider à mettre en évidence et à traiter plus rapidement des maladies évolutives comme le cancer.
Pascale Paoli-Lebailly
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool
Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur
« Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur