La Trinitaine : l'entreprise familiale étudie une ouverture de capital
Pascale Paoli-Lebailly

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La troisième génération de la famille Petit est aux manettes, mais les enfants ne reprendront pas la suite. En réfléchissant à son patrimoine, à l'histoire de ses produits (galettes, palets, tuiles, madeleines...), le groupe familial La Trinitaine anticipe son avenir et sa pérennité dans le temps. À Saint-Philibert dans le Morbihan, où se trouve le siège social de l'entreprise, une sérieuse réflexion ainsi qu'un audit sont en cours en vue d'une ouverture du capital à un ou plusieurs actionnaires, minoritaire(s) ou majoritaire(s). La question reste ouverte. Ce projet de transmission d'une marque bretonne emblématique sera lancé à partir du printemps pour une finalisation sous 12 mois maximum.
Créée en 1956, La Trinitaine est toujours détenue par la famille fondatrice, et emploie plus de 200 personnes, dont 70 en établissement spécialisé (ESAT) pour le conditionnement et l'emballage. Sur son site industriel de 37.000 m2, doté de huit lignes de production, la biscuiterie a développé une gamme de plus de 200 références, représentant plus de 11.000 tonnes de production par an, et un réseau de 46 boutiques multi produits en France, de Honfleur à Bordeaux en passant par Lyon. Son chiffre d'affaires global s'établit à 44 millions d'euros en 2017.
En 2018, La Trinitaine entend accélérer son développement sur de nouveaux marchés en France, dans le secteur des cafés, hôtels, restaurants (CHR) mais aussi de la distribution en grandes et moyennes surfaces régionales (GMS), avec la mise en place d'une nouvelle gamme de produits. L'ouverture de nouveaux points de vente en propre ou par affiliation fait aussi partie des pistes de croissance. L'export, qui représente 20% du chiffre d'affaires constitue par ailleurs un autre axe fort de développement, notamment sur l'Asie.
À ce stade, le profil du ou des investisseurs n'est pas limité. Plusieurs options sont possibles : actionnaires familiaux associés à des managers du groupe, financiers ou investisseurs français et internationaux. Demain, Anne-Marie Petit, son frère Yann directeur général et sa sœur Gaëlle, directrice de la production, pourraient ne plus être à la tête du groupe familial.
Pour la marque, qui en 1991, s'était engagée dans une stratégie de promotion de son image via le sponsoring voile (avant de passer à d'autres sports), c'est un changement de cap qui s'annonce. Dans la continuité ?
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