Pêche : comment les Bretons abordent la négociation post-Brexit ?

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Depuis le 1er janvier et la fin du Traité de Granville, Jersey (photo), au contraire de Guernesey, avait restreint l'accès à ses eaux. En visite à Saint-Malo le 8 janvier dernier, Annick Girardin avait d'ailleurs tenté de rassurer les pêcheurs, sur l'accès à Jersey et sur l'accord du 24 décembre. « Il sauve la pêche française, il n'est pas parfait mais il a le mérite d'être là », avait-elle estimé.
Depuis le 1er janvier et la fin du Traité de Granville, Jersey (photo), au contraire de Guernesey, avait restreint l'accès à ses eaux. En visite à Saint-Malo le 8 janvier dernier, Annick Girardin avait d'ailleurs tenté de rassurer les pêcheurs, sur l'accès à Jersey et sur l'accord du 24 décembre. « Il sauve la pêche française, il n'est pas parfait mais il a le mérite d'être là », avait-elle estimé. (Crédits : Reuters)
ENQUÊTE. Un accès des pêcheurs bretons et normands dans les eaux de Jersey a été validé pour une période provisoire allant jusqu'à fin avril avant la délivrance d’autorisations permanentes. Les négociations sur les eaux jersiaises entrent dans le dur avec en parallèle d’autres discussions à Bruxelles. Elles porteront sur les quotas 2021 (moins 25% d’ici à 2026), la bande des six-douze milles et le mode de calcul du fonds d’ajustement. Les pêcheurs refusent une répartition qui bénéficie aux petits Etats côtiers plus qu’aux grandes régions comme la Bretagne.

Le 2 janvier, les marins bretons ne sont pas restés à quai. Activité majeure en Bretagne, le secteur de la pêche va pourtant entrer dans le vif de la mise en œuvre de l'accord post-Brexit, En attestent les difficiles discussions qui se sont déroulées en janvier avec Jersey.

Plus d'un mois après la signature de l'accord du 24 décembre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, la Commission européenne et Jersey sont parvenus à valider l'accès des pêcheurs bretons et normands aux eaux de l'île anglo-normande le 26 janvier au soir.

104 navires bretons (sur un total, normands compris, de 344) disposent depuis quelques jours d'un accès garanti jusqu'à fin avril pour tous ceux qui sont habitués à pêcher. 58 disposent déjà d'une licence provisoire, les autres seront intégrés progressivement à la liste. A Saint- Malo, une cinquantaine de bateaux ont reçu leur autorisation temporaire.

Durant cette période, les licences définitives seront attribuées par le Royaume-Uni sur propositions des comités régionaux des pêches et après vérification des preuves de l'antériorité de ces navires.

Fin du Traité de Granville : dégâts sur la petite pêche artisanale ?

Trouvé lors d'une visioconférence qui réunissait la ministre de la Mer, Annick Girardin et Ian Gorst, ministre des Affaires étrangères de Jersey et les élus locaux, cet accord intervient après presque un mois de bras de fer.

Depuis le 1er janvier et la fin du Traité de Granville, Jersey, au contraire de Guernesey, avait restreint l'accès à ses eaux. La fébrilité des Français était palpable, notamment dans les deux ports bretons les plus touchés, Saint-Malo (35) et Saint-Quay-Portrieux (22).  En visite à Saint-Malo le 8 janvier dernier, Annick Girardin avait d'ailleurs tenté de rassurer les pêcheurs, sur l'accès à Jersey et sur l'accord du 24 décembre. « Il sauve la pêche française, il n'est pas parfait mais il a le mérite d'être là », avait-elle estimé.

La fin de ce premier round d'observation, sifflée par le commissaire européen à l'Environnement, aux Océans et à la Pêche Virginius Sinkevčius, est accueillie avec soulagement par les pêcheurs. « On a évité le saut dans le vide. Nous étions dans une situation...

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a écrit le 08/02/2021 à 9:03 :
C'était malin de la part des anglais, d'abord se libérer du consortium financier européen et ensuite avancer ses billes.

Vite un frexit, quitte à terminer pauvres autant devenir libre, j'aimerais bien connaitre cette impression d'être un français libre dans ma vie, ça doit faire vachement de bien depuis le temps.
Réponse de le 08/02/2021 à 14:12 :
Nous sommes déjà pauvre....Mais toujours inféodé!
Réponse de le 08/02/2021 à 14:35 :
C'est là que cela ne va pas, on dirait que la première priorité des allemands et de nous tenir indéfiniment en laisse malgré le fait que cela sorte puissamment de notre dogme, ils sont tellement obsédés par nous autres français que d'ici peu ils vont rembourser notre propre dette vous allez voir rien que pour nous soyons sans cesse sour leur coupe.

Nietzsche parlait de cette obsession des allemands vis à vis de la France et de ce puissant complexe que les allemands ont toujours eu vis à vis de notre culture alors qu'ils ont leurs qualités bien à eux pourtant, comme le travail par exemple mais non ils sont complexés et génération après génération nous sommes condamnés à subir la frustration massive de ce pays.

Nietzsche en parlant de l'homme et de la femme disait que ce premier a trouvé cette seconde, jolie, gracieuse, sympathique, attrayante, vivante, courageuse, volontaire et dynamique et donc, comme avec les oiseaux, a décidé de " la mettre en cage" pour pouvoir la contempler sans qu'elle ne parte mais sans vraiment quoi en faire également et bien l'Allemagne, certainement pour les mêmes raisons liées à l'incompréhension, a décidé de mettre la France en cage et elle nous observe à la fois éblouie et cruelle.
Réponse de le 08/02/2021 à 15:43 :
Et nous Bretons, le Breizit, que nous rapporte la France: rien , si des touristes covidifiés pressés de refiler leurs miasmes des fois que ça les guérisse!

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