Ports de Saint-Malo-Cancale : Edeis s'engage pour dix ans
Pascale Paoli-lebailly
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Edeis a prévu de débloquer 50,5 M€ afin d’accueillir de nouveaux métiers et des projets innovants.
Valery Joncheray
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Edeis a prévu de débloquer 50,5 M€ afin d’accueillir de nouveaux métiers et des projets innovants.
Valery Joncheray
En signant, vendredi 22 novembre, avec la Région Bretagne, son contrat de concession de dix ans des ports de Saint-Malo et de Cancale, Jean-Luc Schnoebelen, président du groupe parisien d'ingénierie et de gestion d'infrastructures Edeis, s'est engagé à respecter un cahier des charges exigeant. Outre le développement des activités économiques du port (pêche à Saint-Malo et à Cancale, trafic transmanche, fret et réparation navale à Saint-Malo) et la mise en oeuvre de sa transition environnementale, la feuille de route d'Edeis vise à favoriser une meilleure intégration du port dans la ville.
Fixé à 2021, l'objectif de mettre fin à la diffusion des poussières lors du déchargement de produits et engrais est une première étape pour renouer le lien de confiance avec les citoyens. Des trémies aspirantes ainsi que des capteurs pour vérifier la qualité de l'air seront installés sous deux ans.
D'ici à 2029, 190 millions d'euros seront investis par la Région Bretagne et le groupe privé, qui maintient les 90 emplois directs (5.000 indirects). Le conseil régional injectera à lui seul 110 millions d'euros pour la modernisation du terminal ferry du Naye. Troisième port breton pour le trafic de marchandises, Saint-Malo est le premier port à passagers (plus de 1 million par an). Edeis, qui a prévu de débloquer 50,5 millions d'euros sur dix ans, indique que 20 millions d'euros seront disponibles au 1er janvier 2020, date du début de sa concession.
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Cet investissement global, d'un « montant inédit » selon Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, doit permettre de « dépoussiérer cette concession désuète, dont la gestion était assurée depuis 1957 par la CCI locale. Plus ouvert vers les habitants, ce « port du futur » a vocation à accueillir de nouveaux métiers et des projets innovants, dans le sillage d'Energy Observer, qui promeut l'hydrogène décarboné. Déjà à la barre d'une vingtaine d'aéroports (Vannes, Cherbourg, Angers...) et du port de plaisance de Rouen, le groupe de Jean-Luc Schnoebelen s'oriente vers une « diversification stratégique », mais ne doit pas décevoir.
Pascale Paoli-lebailly
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