LOIR-ET-CHER. Seule région française à avoir initié un partenariat économique privilégié avec l’Italie, le Centre-Val de Loire en récolte aujourd’hui les fruits en termes d’investissements et d’emplois. Elle table sur son écosystème favorable pour accueillir de nouvelles implantations transalpines d’ici 2025La 3e édition d'Investire, les rencontres économiques franco-italiennes organisées le 7 avril par Dev'up, l'agence de développement économique de la région Centre-Val de Loire, a été l'occasion de constater les avancées réalisées depuis 2019. Les bases de nouveaux projets de coopération ont également été lancées à l'occasion de cette rencontre qui a réuni 70 participants, essentiellement italiens, au château de Chaumont sur Loire.
Berceau de la Renaissance en France, le territoire comptait fin 2021 une trentaine d'entreprises à capitaux italiens, dont plusieurs grands comptes comme le groupe agro-alimentaire Barilla à Châteauroux (36), le fabricant de composants STMicroelectonics à Tours (37), ainsi que le laboratoire Chiesi à Blois (41). Employant au total près de 4.000 salariés, les sociétés transalpines ont injecté l'année dernière plus de 100 millions d'euros dans l'économie du Centre-Val de Loire, ce qui place l'Italie en 5e position des pays investisseurs sur le territoire, après les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Pays-Bas. Une place qui pourrait encore s'améliorer à moyen terme, selon le président de la région, François Bonneau.
Ecosystème favorable
Au-delà de l'histoire, la proximité entre le Centre-Val de Loire et l'Italie est entretenue et développée grâce à un écosystème organisé et volontairement attractif. A la clé, un éventail de dispositifs destiné à aider les entreprises transalpines à croître. Au plan financier, le fabricant de stores et de pergolas KE France, filiale du groupe familial vénitien Barbieri Amorino Tende (BAT) basée à Tremblay les Villages en Eure-et-Loir, a ainsi bénéficié en 2021 d'une enveloppe de 750.000 euros dans le cadre du plan Territoires d'industrie et industries du futur, co-financé par l'Etat et la Région.
De son côté, la société investira au total trois millions d'euros pour racheter et équiper un nouveau bâtiment adjacent. Objectif, localiser ici la production de pergolas, actuellement réalisée en Italie. Sur ce marché en plein développement (+25% par an depuis 2019), KE France compte passer de trois millions d'euros à 20 millions d'euros de recettes en cinq ans. En 2027, le groupe table sur un chiffre total de 40 millions d'euros sur ses deux segments d'activité (20 millions d'euros en 2021).
Guillaume Fischer, à Tours