La conférence des parties (COP) régionale consacrée à la transition écologique et énergétique a mobilisé 600 parties prenantes dans le Grand Est. Cette démarche de concertation ouvre la voie à 80 actions collectives, pilotées par le conseil régional.« Vous êtes partis en premier, vous êtes arrivés en premier ». Invité dans l'hémicycle de la région Grand Est à signer la feuille de route régionale pour la planification écologique, Antoine Pellion, secrétaire général à la planification écologique auprès du Premier ministre, a ironisé sur l'avance prise par le Grand Est.
L'exercice a impliqué 600 parties prenantes (agences de l'Etat, collectivités, entreprises) et débouché sur la définition de 18 engagements pour une déclinaison collective, relatifs à la biodiversité, aux pratiques agricoles, à la production locale d'énergies renouvelables, aux mobilités actives et sobres ou à la qualité de l'eau. Ces 18 engagements thématiques se déclinent en 80 actions, dont la moitié sera mise en œuvre dès 2024.
Le Grand Est, parti avant les autres
L'avance du Grand Est sur les autres régions métropolitaines et ultramarines, toutes lancées dans le même exercice, ne résulte pas d'un zèle excessif des élus et des acteurs alsaciens, lorrains et champenois de l'environnement. Chaque région a organisé en 2023 sa conférence des parties (COP) territoriale, une démarche collective de planification environnementale voulue par Emmanuel Macron. Le Grand Est s'était lancé dès 2019 dans un exercice semblable de planification écologique, basé sur son schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires. Il a suffi de fusionner les enseignements de deux démarches parallèles.
«Il s'agit de changer de paradigme, d'enclencher un mode de vie plus vertueux, de développer notre économie circulaire», a proposé Franck Leroy, président du conseil régional du Grand Est. «Loin d'être une conclusion, cette nouvelle feuille de route pour la planification écologique va nous donner les moyens d'accélérer. Quand on s'organise, on arrive à inverser la tendance. Nous devons reconquérir la qualité des eaux de 200 captages par an et restaurer 150 friches et 1000 hectares de zones humides par an», a-t-il prévenu.