C'était la grande promesse d'Emmanuel Macron, candidat à sa réélection. En meeting à Marseille, le président de la République avait annoncé qu'il nommerait un Premier ministre chargé de la planification écologique, ainsi qu'un ministre « chargé de la planification écologique territoriale ». Une ambition confirmée le 28 septembre par la locataire de Matignon au lendemain d'un Conseil de planification écologique organisé à l'Elysée: Elisabeth Borne adressait le mode d'emploi aux préfets pour territorialiser.
Des paroles aux actes, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, s'est rendu dans le Grand-Est ce 14 novembre pour la première conférence des parties (COP) régionale. Objectif: proposer de décliner à l'échelle territoriale des enjeux planétaires : réduire les émissions de gaz à effet de serre, préserver la biodiversité et s'adapter au dérèglement climatique (cf. encadré).
En présence de conseillers régionaux, d'élus locaux et de quelques représentants d'associations pour la défense de l'environnement, venus faire entendre leurs voix, le secrétaire général à la Planification écologique (Matignon), a déployé son jeu en finesse: « Ce n'est pas le Gosplan qui débarque sur le territoire », a prévenu Antoine Pellion, dans son intervention au centre de la salle trop grande du palais des congrès de Metz.