eLamp : de l'art de cartographier les talents en entreprise
Gaëtane Deljurie, à Lille
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« Clairement, la concurrence commence à émerger », reconnaît Olivier Rohou, co-cofondateur de la start-up eLamp avec Jean-Baptiste Noachovitch et Florian Bojda (tous se sont rencontrés à Institut Mines Télécom IMT de Lille Douai). Heureusement donc que E-Lamp, en référence à la lampe d'Aladin, a un coup de génie d'avance.
L'éditeur BtoB sait aujourd'hui cartographier très finement l'ensemble des compétences et expertises de chaque collaborateur d'une entité, qu'il s'agisse d'une langue, d'un logiciel, d'un prestataire, d'une offre ou d'un service de l'entreprise, d'une culture, une région à l'international, de la maîtrise d'une machine ou d'un procédé, etc. Bref, de tout ce qui permet de mieux connaître un individu dans son ensemble.
Avec d'un côté, les algorithmes, capables de centraliser toutes ces informations qui font la richesse d'un profil (provenant de documents internes, d'outils de gestion de projets ou de CV publiés en ligne) et de l'autre, le savoir-faire logiciel permettant de rendre le salarié acteur de son profil (voire de recommander les talents des autres), e-Lamp a séduit de grandes entreprises, comme SPIE ICS (filiale du groupe SPIE, spécialisée dans les services informatiques), Teréga (transporteur de gaz), Altera Group (conseil IT), Enorail (équipements ferroviaires) et Naval Group (chantiers navals), la HSC (big data et cybersécurité), Eiffage Construction, le groupe pharmaceutique Innothéra, Orano (ex-Areva, spécialiste des combustibles nucléaires), pour ne citer qu'eux.
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Bouygues Construction, par exemple, utilise eLamp sur un périmètre de près de 10.000 collaborateurs, chacun possédant en moyenne 15 compétences. L'un des objectifs affichés est de mieux « staffer » chaque projet, c'est-à-dire associer les profils les plus qualifiés à chaque chantier. « L'entreprise peut ainsi construire une équipe en fonction du type de construction (réhabilitation, neuf, habitat collectif, grands projets, etc.) », commente Olivier Rohou. « La meilleure connaissance des compagnons participe ainsi à mobiliser les compétences adéquates au bon moment, ce qui génère moins de retard et de risques ».
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