CES 2020 : My Cyber Royaume, le «serious game» qui soigne

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Photo d'illustration. Casque de réalité virtuelle sur la tête, manette en main, les patients peuvent s'appuyer sur des serious games pour progresser dans le domaine de la santé, notamment mentale.
Photo d'illustration. Casque de réalité virtuelle sur la tête, manette en main, les patients peuvent s'appuyer sur des serious games pour progresser dans le domaine de la santé, notamment mentale. (Crédits : DR)
My Cyber Royaume, une startup basée à Lille, s’appuie sur la réalité virtuelle pour travailler à prévenir, à réduire et à traiter les troubles cognitifs.

Créé en 2017, My Cyber Royaume a conçu des univers virtuels dans des villas de rêve ou simplement à la maison. Les activités permettent de se détendre, de pratiquer des activités et de s'amuser... tout en réalisant des exercices et en s'allégeant des contraintes. Les univers sont d'un réalisme bluffant : le patient peut exécuter des actes de la vie quotidienne, explorer des contrées lointaines ou travailler à lever ses phobies sociales, en prenant les transports en commun ou en restant dans une foule.

Un jeu d'autant plus utile que certains handicaps empêchent d'organiser une sortie dans la vie réelle. Jamais le patient n'est mis en échec, c'est le logiciel qui s'adapte à la pathologie. La gamme Good Cells permet ainsi de se téléporter à la montagne, à la plage, au musée... De quoi se ressourcer, échapper au stress, réenchanter sa vie, se dépayser, voire faciliter certains soins.

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Stimuler et soigner

Casque de réalité virtuelle sur la tête, manette en main, les patients peuvent s'appuyer sur des serious games pour progresser dans le domaine de la santé, notamment mentale. À commencer par les troubles cognitifs et moteurs, que ce soit pour la prévention, la stimulation ou le soin.

My Cyber Royaume s'appuie sur un comité scientifique, dirigé notamment le Pr Florence Pasquier, neurologue au CHR de Lille, qui est reconnue par ses pairs pour ses travaux sur Alzheimer. L'équipe compte un neuropsychologue, un professeur en psychologie, un docteur en neuropsychologie, un chercheur spécialisé dans la mémoire et ses troubles.

L'objectif est de « faire travailler le cerveau en mobilisant le physique », explique Caroll Duthérage, conceptrice du projet, travaillant avec Dimitri Collet, directeur opérationnel passionné d'architecture et de nouvelles technologies au service des personnes pour améliorer leur qualité de vie et avec Dominique Testelin, spécialisé dans les applications immersives.

Le modèle économique, basé sur l'abonnement, commence à faire des adeptes dans les Ehpad, dans des structures d'accueil de l'Association des paralysés de France ou encore des structures d'accompagnement à domicile. Des premiers résultats d'études cliniques devraient être connus d'ici peu.

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Et aussi...

Lituus, Unaide et TradeIn, trois startups à suivre

  • Imaginé par une startup lilloise, Lituus est le premier collier permettant d'évaluer le confort des bovins : les informations remontées permettent de prendre les décisions concernant la reproduction, les troubles de la santé et le confort des animaux. Le collier collecte en permanence des données sur son activité comme sur son état de santé : analysées par des algorithmes spécifiques, elles permettent d'envoyer des alertes ou d'informer les vétérinaires ou les employés.
  • Basée à Calais, Unaide, une société de prestation d'aide à domicile, propose des aidants technologiques, comme Clara qui s'assure de l'état de santé des personnes suivies grâce à des détecteurs de mouvements reliés à une télé-assistance, sans caméra ni appareil photo mais avec capteur de présence et de fumée. Une version du produit baptisé Marc peut prendre en charge les personnes souffrant d'Alzheimer.
  • La startup lilloise TradeIn mise sur une plateforme collaborative afin d'aider les TPE-PME à réduire leurs impayés. Dans cette catégorie d'entreprises, près d'un tiers des faillites sont en effet dues à des impayés, les solutions de couverture des risques étant trop coûteuses pour elles. TradeIn souhaite collecter des informations financières et comportementales, de manière automatique via les systèmes comptables ou manuels.

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