Le Havre, ou comment marier le vert et le bleu...

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Le Havre, une ville verte au bord de l'eau.. DR
Le Havre, une ville verte au bord de l'eau.. DR (Crédits : DR)
Le Grand Tour Cité Verte de la Tribune continue au Havre...

Le 13 juin dernier, le Grand Tour Cité Verte faisait halte au Havre, après Val Maubuée, Nice et Lyon. Le Havre n'est pas une cité comme les autres : elle a inventé, grâce à l'architecte Auguste Perret, la « poétique du béton » qui lui a permis d'être inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco en août 2005. Même si la cité est largement ouverte vers son port, qui en constitue le centre névralgique, et vers la mer, elle est aussi une « cité verte » avec 750 hectares d'espaces naturels aménagés, 41 mètres carrés d'espaces verts par habitant et un patrimoine de 24 000 arbres en ville. Pour Olivier Jougla, adjoint au Maire chargé du développement durable, il est important que la ville gère son patrimoine naturel de façon planifiée, en associant l'ensemble des acteurs.

« Il existe une volonté affirmée de faire du végétal un élément essentiel du cadre de vie des Havrais et de construire un réseau de parcs, de jardins et de promenades qui ponctuent l'espace urbain. »

Dominique Douard, Président de Val'hor a rappelé les enjeux du végétal en ville, non seulement pour la profession du paysage mais aussi pour les décideurs locaux et pour les habitants.

« Nous nous inscrivons dans une démarche citoyenne, car les enjeux du végétal en ville concernent la société toute entière ».

François Colson, Secrétaire général de Plante&Cité, a insisté sur le fait que les bienfaits du végétal devaient être mesurés scientifiquement et que les études déjà publiées sur ce sujet ne laissaient aucun doute : les investissements dans les espaces naturels produisent un retour réel en terme de santé publique mais aussi de valorisation du patrimoine.

Rapprocher la nature des habitants

Les grands projets du Havre sont à mettre en scène dans un cadre plus large, celui du Grand Paris et de l'aménagement de l'estuaire de la Seine. C'est ce qu'a expliqué Boris Menguy, chef de projet à l'agence d'urbanisme de la région du Havre et de l'Estuaire de la Seine. La vallée de la Seine offre une alternance entre la ville, la nature et l'industrie. Rapprocher la nature des habitants doit se construire en cohérence en gérant de façon équilibrée ces différents espaces, et en les unifiant plutôt qu'en les séparant.

« L'estuaire de la Seine est un espace de partage où la recherche d'une plus grande proximité avec la nature peut s'incarner dans des projets ambitieux et innovants ».

Jean Mahaud, directeur des espaces verts de la ville du Havre travaille dans cet esprit, en essayant de trouver des lignes de cohérence entre les différents espaces naturels de la ville et en leur appliquant les règles du développement durable et de la protection de l'environnement.

Jardins suspendus

L'un des projets les plus représentatifs de cette approche est sans conteste celui des Jardins Suspendus, que son concepteur, l'architecte paysagiste Samuel Craquelin, a présenté de façon détaillée. Ces jardins, qui dominent la ville du Havre et ont pris la place d'un ensemble militaire, sont voués à la fois à la promenade, à la découverte de végétaux du monde entier (un rappel de la vocation mondiale que son port confère à la ville du Havre) et à la pédagogie, avec notamment un ensemble de serres où sont cultivées et collectionnées une grande variété de végétaux.

En conclusion, Dominique Douard a insisté sur l'étroite collaboration qui se crée entre les professionnels du paysage, les concepteurs, les jardiniers, au service d'une cause qui rassemble de plus en plus d'adeptes, celle du végétal dans la ville.

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