Haute teneur en plomb dans la gare d'Austerlitz
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Après le plomb de Notre-Dame, c'est au tour du chantier de la gare d'Austerlitz d'être plombé par des accusations de pollution. Mardi, la SNCF Gares & Connexions avait annoncé l'arrêt du chantier, en mettant en cause la société MASCI, basée à Richemont (Moselle). Elle lui reprochait de "méconnaître de manière grave et répétée ses obligations contractuelles" et d'être responsable de "manquements" dans le confinement des travaux.
Interrogé par l'AFP, le directeur général de MASCI, Philippe Lebon, a rejeté toute responsabilité dans la pollution du site. Selon lui, son entreprise a "progressivement découvert une situation de pollution historique extrêmement préoccupante qui dépasse largement le cadre des travaux qui lui ont été confiés".
Selon son directeur général, MASCI a alerté à plusieurs reprises la SNCF. L'entreprise publique avait connaissance selon lui dès juin 2018 de "cette situation de pollution globale et historique de la gare".
Les mesures demandées par MASCI à un laboratoire indépendant révèlent des taux de plomb "très largement supérieurs au seuil réglementaire de 1.000 µg/m2" dans l'enceinte de la gare, a expliqué M. Lebon.
Selon ces mesures révélées par Le Parisien, "l'espace confort sous la grande halle, le 19 septembre, révélait un taux de 17.094 microgrammes (µg)/mètre carré. Pour la palissade à côté du Relay, c'est même plus de 25.000 µg/m2 et 37.000 dans la balayette d'un agent de propreté".
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La société, spécialisée dans le traitement du plomb, est chargée depuis juin 2018 de "déplomber la charpente métallique et retirer les éléments en bois historiquement peints au plomb" de l'édifice, selon la SNCF.
La SNCF assure avoir "mis en place toutes les dispositions permettant de garantir la sécurité des personnes et des biens sur le périmètre du chantier et ses abords".
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