Santé publique : Notre-Dame de Paris a du plomb dans l'air

Vaste incendie a notre-dame de paris, qui s'effondre en partie
Benoit Tessier

Vaste incendie a notre-dame de paris, qui s'effondre en partie
Benoit Tessier
Entre les peintures, la toiture et la flèche, Notre-Dame de Paris contenait, jusqu'à l'incendie du 15 avril, près de 400 tonnes de plomb, selon l'historienne Judith Rainhorn citée par Libération le 3 mai dernier.
Dans le même temps, le laboratoire de la préfecture de police de Paris (PP) a procédé à des analyses pour « évaluer les concentrations en plomb dans l'air et dans les poussières déposées », communiquant hier, « qu'il n'y a pas de risque sanitaire lié au plomb en matière de qualité de l'air » et que « la présence dans des quantités supérieures aux seuils réglementaires ne peut avoir un impact sur la santé qu'en cas d'ingestions répétées ».
La PP fait toutefois état de « niveaux d'environ 10 à 20 g/kg de sol [sur le parvis et la voirie, Ndlr] par comparaison à la valeur repère du Haut conseil de santé publique de 0,3 g/kg ». Ces informations n'ont d'ailleurs pas rassuré l'association Robin des Bois, l'association des familles victimes du saturnisme (AFVS) et l'association Henri-Pézerat qui ont demandé ce matin « une cartographie fine et un suivi régulier » des retombées de plomb.
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La préfecture de police de Paris a en effet invité les riverains à « privilégier l'emploi d'une serpillière humide plutôt qu'un balai ou un aspirateur », à se « laver régulièrement les mains, garder des ongles courts et ne pas se les ronger » et à « laver fréquemment les jouets des enfants ».
Par ailleurs, le projet de loi "sur la restauration et la conservation de Notre-Dame de Paris et instituant une souscription nationale" doit être adopté ce vendredi par les députés.