Le concours "Inventons la Métropole du Grand Paris" dessine les quartiers de demain

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Écoparc Ouest verra le jour à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Mandataire et promoteur, le groupe Pichet, quatre fois lauréat, y propose un parc mixte, composé d'un village d'artisans, d'un Fab Lab mais aussi d'espaces de bureaux, de co-working ainsi que des locaux qui relogeront une entreprise locale. Situés à proximité du canal de l'Ourcq, les déchets des activités partiront par les eaux, pris en charge par Veolia qui y exploitera un centre de services spécialement conçu.
Écoparc Ouest verra le jour à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Mandataire et promoteur, le groupe Pichet, quatre fois lauréat, y propose un parc mixte, composé d'un village d'artisans, d'un Fab Lab mais aussi d'espaces de bureaux, de co-working ainsi que des locaux qui relogeront une entreprise locale. Situés à proximité du canal de l'Ourcq, les déchets des activités partiront par les eaux, pris en charge par Veolia qui y exploitera un centre de services spécialement conçu. (Crédits : Apur)
Parmi les 51 lauréats du concours récompensés mercredi, "La Tribune" a sélectionné quatre projets emblématiques (Triango, Écotone, Écoparc Ouest, ZAC Paul Bourget) où il est question de recyclage et de revalorisation de la matière.

Mercredi 18 octobre, la Métropole du Grand Paris a récompensé 51 lauréats du concours « Inventons la métropole ». Au même moment, la présidente du conseil régional d'Île-de-France, Valérie Pécresse, promouvait Sophie Deschiens, présidente de la commission Environnement et Aménagement des territoires à la région et adjointe au maire de Levallois chargée de la Voirie, aux Espaces verts, à l'Environnement et aux Bâtiments municipaux de Levallois, comme "déléguée spéciale à l'économie circulaire", porteuse des plans Déchet et Énergie. Dans ce contexte, La Tribune a sélectionné quatre projets emblématiques du concours où il est question de recyclage et de revalorisation de la matière.

Triango, à Gonesse

Au triangle de Gonesse dans le Val d'Oise, le projet Triango, développé par Bopro Sustainable Investments et BSI, repose sur la construction d'un parc d'activités de 167.100 m² qui devrait accueillir 11.500 emplois avec, entre autres, des bureaux, des commerces et des hébergements temporaires pour professionnels.

Le bureau d'étude ITF choisira, pour la construction des bâtiments, des matériaux à forte performance énergétique et à capacité de réemploi pour garantir leur mutabilité et leur durabilité. Assistant à la maîtrise d'ouvrage, le consultant néerlandais Turntoo s'assurera que l'ensemble, de la conception à la livraison, soit conforme aux principes de l'économie circulaire, pour cet aménagement situé à proximité de la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express.

Écotone, à Arcueil

Au sud du 95, un projet val-de-marnais qui s'inspire du biomimétisme, « une démarche d'innovation durable qui consiste à transférer et à adapter à l'espèce humaine les solutions qui existent déjà élaborée par la nature » selon Le Larousse. Ce site Ecotone à Arcueil, qui se trouvera à proximité de la prochaine station de la ligne 14 Sud du super-métro et au croisement des autoroutes A6a et A6B, s'étendra sur 81 870 m² de plancher !

Espaces de coworking, restaurants, commerces, hôtel, résidence pour jeunes actifs, crèche... L'ensemble, porté par la compagnie de Phalsbourg sept fois auréolée, ressemblera à un immeuble découpé en terrasses et patios. Avec le concours d'EPEA Paris en matière d'économie circulaire, les énergies renouvelables sont mises au service de la qualité thermique du bâti, la notion d'épiderme (la peau) au profit du confort acoustique, et l'usage de plantes dépolluantes en vue du traitement de l'eau.

L'observation du monde animal est également mise à contribution, grâce au concours du Museum d'histoire naturelle, afin de reproduire, à taille humaine, les structures des nids d'oiseaux ou des ruches d'abeilles. De même, la flore est mise à contribution, avec la mycoremédiation, c'est-à-dire l'usage de champignons pour dépolluer et fertiliser les sols.

Écoparc Ouest, à Bobigny

Comme son nom l'indique, vous voici en Seine-Saint-Denis à quelques encablures du terminus de la ligne 5 de la RATP et future gare du tronçon 15 du Grand Paris Express. Mandataire et promoteur, le groupe Pichet, quatre fois lauréat, y propose un parc mixte, composé d'un village d'artisans, d'un Fab Lab mais aussi d'espaces de bureaux, de co-working ainsi que des locaux qui relogeront une entreprise locale. Situés à proximité du canal de l'Ourcq, les déchets des activités partiront par les eaux, pris en charge par Veolia qui y exploitera un centre de services spécialement conçu.

ZAC Paul Bourget, à Paris

En face de la ville du Kremlin-Bicêtre, Pichet, de nouveau, entend créer 7.924 m² de bureaux et commerces, avec fab-lab, co-working, pépinière de startups, repair-café. Avec sa façade végétalisé et ancré dans la ceinture verte et le talus du périphérique, ce projet ambitionne d'être un lieu-clé d'expérimentation de l'économie circulaire, en proposant par exemple, dès le début de sa démarche, des ateliers participatifs de préfiguration.

Les autres projets garants de l'économie circulaire

Toujours dans la capitale, un projet porté porte de Saint-Ouen par BNP Paris Real Estate, comprenant 11.000 m² de bureaux, 1.800 m² pour des faiseurs et 760 m² de commerces, comportera un incubateur dédié : Paris&Co. Dans les Hauts-de-Seine, à Vaucresson, Lateral Thinking Factory Consulting intervient, lui, en tant qu'assistant à la maîtrise d'ouvrage auprès des promoteurs Adim, Ogic et Vilogia.

Cette fois, à Antony-Antonypôle, où Linkcity Île-de-France a raflé l'une de ses sept victoires, Phenix collectera les déchets. Enfin, sans quitter la petite couronne, direction Les Lilas, où Cibex érigera un incubateur d'entreprises de l'économie collaborative et circulaire, interdit aux voitures, et où solaire thermique comme géothermie avoisineront avec matériaux biosourcés dans des installations réversibles.

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Commentaires
a écrit le 23/10/2017 à 11:38 :
Du principe de compensation.
Je ne suis pas sur que les grandes métropoles soient adaptées au développement de l’économie circulaire. A défaut, on peut toujours compenser en aménageant des espaces en périphérie lointaine et en facilitant les accès, pour exemple les voies cyclables le long du canal de l’Ourcq.
Certes on peut toujours arriver à repeindre un bâtiment en vert et à y placer quelques panneaux solaires, mais l’essentiel n’est il pas ailleurs ? Dans l’optimisation des axes de transport ou des périphériques, d’où l’importance du projet de Grand Paris Express.
Ce n’est pas la seule urgence infra-structurelle, on pourrait tout aussi bien essayer de préserver de la végétation autrement que sur des bâtiments. Il y a déjà des exemples réussis de réaménagement en Seine Saint Denis, réintroduisant des espaces verts au cœur de cités. Le prix du m2 constitue une contrainte, mais on ne pourra pas non plus sans cesse réitérer le concept de villes dortoirs trop concentratrices.
Autre élément essentiel du cadre de vie c’est le développement du télétravail. Qui résout à la fois le problème des transports, donc de la pollution induite et à la fois du prix exorbitant du m2. Cela oblige à développer les infrastructures de communication et l’économie numérique.

Économie collaborative.
Je crois que le top de l’économie collaborative sera atteint lorsque Anne Hidalgo et Valérie Pécresse travailleront ensemble, au delà de toute idéologie ou ambition politique.
Les JO seront l’occasion de collaborer. Les enjeux et objectifs dépassant les individualités et la simple pose sur une photo, il s’agit de faire preuve d’efficacité.

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