La métropole du Grand Paris sort son chéquier pour les centres-villes

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(Crédits : Reuters)
Il n'est jamais trop tard : un an et demi après avoir lancé un appel à manifestation d'intérêt sur la revitalisation des centres-villes, la métropole du Grand Paris a annoncé, le 16 juillet, le déblocage de 9 millions d'euros pour 26 communes. La majorité d'entre elles a en effet déjà des "projets complets et finalisés".

Ce n'est plus cinq, ni dix, mais neuf millions d'euros. Entre le lancement de l'appel à manifestation d'intérêt le 17 janvier dernier et l'annonce des lauréats le 16 juillet, le montant des subventions de la métropole du Grand Paris (MGP) pour la revitalisation des centres-villes a quasiment doublé.

"Le commerce, c'est la vie ! S'il n'y en a pas en centre-villes, les villes meurent !" s'enflamme Patrick Ollier, président de la MGP et maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

De dix communes il y un an et demi, puis vingt lors des vœux de ce dernier en janvier dernier, ce sont finalement vingt-six villes qui bénéficieront de subventions entre 14.000 et 500.000 euros, dont six seulement sous le seuil du demi-million d'euros.

Des projets "complets et finalisés" ou des "études" en cours

Vingt-quatre possèdent des "projets complets et finalisés", dont les contrats métropolitains de développement devraient être signés à la rentrée 2019 : Ablon-sur-Seine, Bagnolet, Boissy-Saint-Léger, Bondy, Champigny-sur-Marne, Chevilly-Larue, Clichy-la-Garenne, Courbevoie, Drancy, Épinay-sur-Seine, Genneviliers, Gentilly, Juvisy-sur-Orge, Le Kremlin-Bicêtre, Le Pré Saint-Gervais, Le Raincy, Montfermeil, Pierrefitte-sur-Seine, Sceaux, Stains, Villejuif, Villemomble, Villeneuve-la-Garenne et Vitry-sur-Seine.

Clichy-sous-Bois, qui recevra 35.000 euros, et Meudon-la-Forêt, qui percevra 20.000 euros, bénéficient, elles, de ces enveloppes pour financer des études plus approfondies avant de déclencher toute transformation.

Ces vingt-six communes communes ont été sélectionnées à l'issue de multiples comités : un comité consultatif composé de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France, de la Chambre régionale des métiers et de l'artisanat de l'Ile-de-France, de services de l'État, de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) de la région Ile-de-France et de l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR). Ce dernier a par exemple apporté son savoir-faire en matière d'ingénierie territoriale. S'en sont suivies huit réunions de comité technique à l'automne 2018 avant deux comités de sélection en janvier et mai dernier.

Un observatoire de suivi dans l'année

La Banque des territoires d'Ile-de-France, partenaire historique de la métropole du Grand Paris, apportera conseils en ingénierie, financements avec des prêts, dont l'Aquaprêt pour les réseaux d'eau et d'assainissement qui court sur 60 ans, et investissements. "Nous sommes opérationnels. Les villes peuvent venir nous voir", explique sa directrice régionale Marianne Louradour, qui précise qu'il n'y a pas de budget maximal.

Autre partenaire autour de la table : le groupe La Poste. Avec une division par deux du nombre de courriers d'ici à 2025, les facteurs vont devoir réinventer leur métier, avance le préfet Yannick Imbert, directeur des affaires publiques et territoriales.

"Plus la société se numérise, plus nous allons avoir besoin de proximité", assure ainsi l'ex-numéro 2 de la préfecture de Paris-Ile-de-France. "Nous ne devons pas baisser la garde face au e-commerce. Aussi, nous travaillons déjà avec les associations de commerçants pour construire leur existence sur Internet."

Par ailleurs, conformément à ce qui avait été annoncé au début des opérations, un observatoire des centres-villes verra bien le jour en 2019, tant dans un souci de suivi que d'indicateur de solutions.

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Commentaires
a écrit le 18/07/2019 à 10:09 :
Si on veut essayer de faire revivre les centres villes il faudrait arrêter de construire des centres commerciaux comme Europacity....
a écrit le 17/07/2019 à 15:20 :
Si la tendance naturelle des centre-villes est de péricliter, alors il faut laisser faire. Ramer à contre-courant ne mène jamais à rien.

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