Réforme du Grand Paris : Ollier demande à Macron "un acte II de la métropole"

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(Crédits : DR)
Lors de la présentation de ses vœux ce 22 janvier, le président (LR) de la MGP Patrick Ollier a estimé que « ce serait une folie de supprimer le travail énorme » de la métropole du Grand Paris.

Fêter son anniversaire consiste en général à inviter ses amis et, si possible, les entendre dire de gentilles choses. Dans la soirée du 22 janvier, la métropole du grand Paris (MGP) a soufflé sa troisième bougie, entourée de ses maires et de ses partenaires. Représentant Anne Hidalgo, elle-même première vice-présidente de la MGP, son premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire a ainsi salué « la communauté de destin qui [les] lie tous ensemble ». « Vous pouvez compter sur nous pour être à vos côtés », a-t-il poursuivi.

En décembre 2018 au salon de l'immobilier d'entreprise (Simi), le président (LR) de la métropole Patrick Ollier avait exprimé sa volonté d'organiser un troisième concours d'urbanisme. Avec l'architecte Roland Castro, auteur d'un rapport sur "Paris en grand" pour le chef de l'État, il a confirmé hier soir qu'il voulait « construire » autour de l'eau et des cités-jardins (lotissements avec espaces verts, ndlr)« Ce sera lancé d'ici à septembre prochain sous une autre forme qu'un appel à projets », a précisé le patron de la MGP à l'issue de la cérémonie.

« La ZFE sera mise en place »

En revanche, les lauréats du deuxième concours "Inventons", qui devaient être présentés en mars 2019 au marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim), seront finalement dévoilés en mai prochain. Pour rappel, il s'agit de 27 sites situés dans 21 communes où les candidats doivent répondre à deux impératifs : « l'anticipation des usages de la transition énergétique » et « le déploiement des services numériques urbains ». Les 85 candidats aménageurs, architectes, développeurs ou promoteurs, sélectionnés en octobre dernier pour le second tour, doivent rendre leur copie le 1er mars 2019 au plus tard.

Pour l'heure, Patrick Ollier est davantage préoccupé par la création de la zone à faibles émissions (ZFE) adoptée par le conseil métropolitain en novembre dernier. En théorie, dès le 1er juillet 2019, les véhicules diesel de plus de 18 ans et essence de plus de 21 ans ne pourront plus circuler à l'intérieur de l'A86 francilienne, mais dans la pratique, « nous voulons laisser le temps à la population de prendre en compte les aides pour qu'on soit au même niveau d'interdiction qu'à Paris ». La MGP va en effet lancer une campagne de communication et de concertation pour rappeler aux Grand-parisiens qu'ils bénéficient de 9.000 à 16.000 euros d'aides cumulées selon qu'ils achètent un véhicule d'occasion ou neuf.

« La ZFE sera mise en place », a ainsi assuré le président de la métropole. « Nous ne pouvons plus ignorer les 6.000 morts liés à la pollution atmosphérique ».

10 millions d'euros pour les centres-villes

Par ailleurs, un an après sa présentation à la presse, la métropole du Grand Paris va annoncer, « dans quinze jours » les dix villes retenues dans le cadre de l'appel à projet sur la revitalisation des centres-villes. Il n'est plus question de cinq millions d'euros, soutenus par la Banque des territoires Île-de-France, mais de dix millions d'euros pour libérer des fonds visant à préempter des baux commerciaux. « Je pense qu'il n'y pas que dix communes qui ont besoin de nous. Nous allons passer à vingt communes », a également promis Patrick Ollier. À l'échelle de la région francilienne, le programme national "Action cœur de ville", doté de 5 milliards d'euros, accompagne, lui, 19 communes.

En petit comité, le président de la MGP s'est donc montré confiant quant à son avenir.

« Ce serait une folie de supprimer ce travail énorme. Il faut un acte II de la métropole », plaide Patrick Ollier. « Je fais confiance au président de la République. Il a vu ce dont on était capable, qu'on existe. Nos propositions ne portent pas atteinte aux collectivités et aux territoires, elles sont construites en bonne collaboration avec la région. » Sur scène, il avait déjà déclaré : « Tout ce qui est fait n'est plus à faire et est irréversible. »

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Commentaires
a écrit le 24/01/2019 à 11:39 :
Ok pour cette métropole, mais il faut alors supprimer les intercommunalités et les départements pour en finir avec ce mille feuille et tous ces gaspillages.
a écrit le 23/01/2019 à 16:24 :
Le grand Paris ne se justifie que par la suppression des départements de la petite couronne ! Garder les deux ne fait que rajouter une couche au millefeuille administratif avec sa cohorte de présidents , d'assistants , d'employés tous avec rémunération .La région est à même de gérer !
a écrit le 23/01/2019 à 12:44 :
On devrait les faire ici les économies, dans la hausse monstrueuse des dépenses de fonctionnement à cause de ces collectivités de collectivités (presque 1 millions de fonctionnaires terriroriaux en plus à cause d'elles, pour le meme boulot).
De plus cela sert juste à museler les communes et à vampiriser leurs revenus.
On revient à l'époque du moyen âge et des "fiefs".
Réponse de le 23/01/2019 à 13:53 :
Vive la fief du samedi soir !!!!

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