Les ambitions de Paragon ID passent par les airs et le mobile

Guillaume Fischer
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Bagages dans un aéroport
iStock

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Bagages dans un aéroport
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La scène du film les Bronzés où Michel Blanc peste contre la perte de ses bagages à l'arrivée au Club Med de Galaswinda, en Côte d'Ivoire, devrait bientôt appartenir au passé. Du moins pour les passagers d'Air France. Paragon ID a remporté début février le marché de gré à gré lancé en 2018 par la compagnie nationale pour la traçabilité des dizaines de million de bagages transitant annuellement par les soutes de ses avions. Le groupe européen, dont le site principal emploie 600 salariés à Argent-sur-Sauldre, dans le Cher, embarquera dans les étiquettes sa technologie RFID (Radio Frequency Identification) dès juillet. Objectif : doter chaque bagage d'une identité unique, parfaitement traçable tout au long du voyage, et éviter ainsi les mauvaises surprises dues le plus souvent aux aléas de la manutention.
Avec un transit de 4,8 milliards de bagages dans le monde en 2018, l'enjeu financier est essentiel pour l'aérien. À tous les niveaux de la chaîne, il se chiffre en dizaines de millions d'euros. Depuis deux ans environ l'Association internationale du transport aérien (IATA) a enfin pris le dossier à bras le corps tant la fréquentation des avions explose. Elle pousse fortement les compagnies aériennes à se doter de technologies de tracking des valises qui leur sont confiées. Au sein de l'alliance Sky Team, l'américain Delta Air Lines a initié le mouvement en 2017 et a investi 10 millions de dollars pour équiper ses 180 millions de bagages annuels de supports magnétiques traçables. Après Air France en 2018, la compagnie néerlandaise KLM lancera elle aussi un appel d'offres sur cet équipement début mars.
Le gain du marché Air France représente un chiffre d'affaires complémentaire d'environ 10 millions d'euros pour Paragon ID, qui a réalisé 110 millions d'euros de recettes en 2018. Surtout, cette bonne nouvelle s'inscrit dans un contexte de développement bien plus vaste pour le groupe côté sur Euronext.
Guillaume Fischer