Crédit Agricole expérimente une offre pour concilier patrimoine des entreprises et des dirigeants

PAYS DE LA LOIRE. Présentes dans une entreprise sur deux de la région des Pays de la Loire, les caisses régionales du Crédit Agricole Atlantique Vendée et de l’Anjou et du Maine renforcent leur coopération pour accompagner une évolution financière de plus en plus complexe des entreprises et des patrimoines des dirigeants. Avec la création de « La banque du dirigeant », l’objectif est de maintenir les centres de décisions sur le territoire ligérien et doubler ses parts de marché financières.
Avec la création du dispositif, La banque des Dirigeants Nicolas Dumont, directeur Entreprises et Innovation du Crédit Agricole Atlantique Vendée et Frédéric Noet, directeur des grandes clientèles entreprises et banque privée du Crédit Agricole Anjou Maine veulent répondre aux besoins de gestion 
 patrimoniale des dirigeants, confrontés à des cessions, transmissions ou modification du capital des entreprises pour maintenir les centres de décision sur le territoire.
Avec la création du dispositif, "La banque des Dirigeants" Nicolas Dumont, directeur Entreprises et Innovation du Crédit Agricole Atlantique Vendée et Frédéric Noet, directeur des grandes clientèles entreprises et banque privée du Crédit Agricole Anjou Maine veulent répondre aux besoins de gestion patrimoniale des dirigeants, confrontés à des cessions, transmissions ou modification du capital des entreprises pour maintenir les centres de décision sur le territoire. (Crédits : Dr)

Déjà habituées à coopérer dans les domaines de la gestion des flux internationaux (couverture sur le change, import-export...), la mise en œuvre des crédits pour les entreprises et collectivités publiques, la promotion immobilière ou la notation d'entreprises... les caisses régionales du Crédit Agricole Atlantique Vendée et du Crédit Agricole de l'Anjou et du Maine viennent, cette fois, d'unir leurs compétences pour créer la « banque du dirigeant ». Un dispositif plus qu'une structure qui interviendra en appui des chargés d'affaires « Entreprises » pour répondre, en proximité, à l'évolution financière des besoins des entreprises et des dirigeants.

« Associé à un groupe puissant en France et à l'International, il répondra non seulement aux interrogations des dirigeants dans leur sphère professionnelle, mais a l'ambition d'aborder plus globalement avec eux la dimension personnelle et patrimoniale de leur stratégie grâce à une équipe totalement intégrée », souligne Frédéric Noet, directeur des grandes clientèles entreprises et banque privée du Crédit Agricole Anjou Maine.

Composée de neuf personnes dont trois experts recrutés en externe, cette nouvelle entité sera dirigée par la fiscaliste Iskra Bardery, spécialisée dans le droit des affaires. Objectif : répondre à des besoins très spécifique et très pointus dans le monde de la banque l'ingénierie financière, la mise à disposition de haut de bilan pour préparer des transmissions, des augmentations de capital, des rachats ou cession d'entreprises et, en final, gérer le patrimoine « du père de famille » en mettant à leur disposition des ingénieurs patrimoniaux. « Parce que l'on sait que lorsqu'on mène des opérations dans une entreprise où l'on est actionnaire, cela a forcément des impacts dans le patrimoine familial cinq ans, dix ans quinze ans plus tard », observe Nicolas Dumont, directeur Entreprises et Innovation du Crédit Agricole Atlantique Vendée.

L'intégration de la RSE complexifie les financements

Depuis quatre à cinq ans, les relations bancaires n'ont jamais été aussi complexes. « Ce qui a beaucoup évolué, c'est la manière dont sont financées les entreprises dans leur projet de développement stratégique. On est de plus en plus sur des crédits ampoulés, structurés, arrangés... », précise Nicolas Dumont. Les relations bancaires ne sont plus seulement bilatérales avec des garanties, des durées, des niveaux d'exigence différents mais, de plus en plus, multi-bancarisées, constituées sous la forme d'un syndicat bancaire, avec un chef de file dont le rôle est d'arranger le crédit pour trouver la meilleure manière de le financer et de l'encadrer sous un contrat unique, commun pour chacune des banques impliquées. «Nous étions déjà présents sur ces savoir-faire, il s'agit maintenant de les rendre plus visibles en ajoutant la brique patrimoniale pour répondre aux besoins privés du dirigeant. Le monde s'est transformé, et de moins en moins de banques vont seul en bilatéral avec une entreprise sur des financements de projet. C'est rassurant, et cela permet d'avoir une vraie pérennité avec un alignement de toutes les banques», estime Nicolas Dumont.

Là où le système s'est encore plus compliqué, c'est avec les covenants. Des engagements de prêts dont les contraintes financières doivent de plus en plus intégrer des notions de RSE, pour être validées par la banque et continuer d'exister. « Ça devient de plus en plus technique, reconnaît le dirigeant de la caisse régionale Atlantique Vendée. Les entreprises ont besoin de se doter de moyens sur les techniques financières pour les accompagner sur les transitions énergétiques. Nous avons des experts sur les énergies renouvelables, l'aéronautique...capables de valider un projet, mais nous n'allions pas jusqu'à proposer à nos clients de proposer une expertise financière sur le crédit, comme par exemple, pour monter un très gros projet de méthanisation. » Forte de l'implantation nationale et internationale du Crédit Agricole, La Banque du Dirigeant s'appuiera sur l'ensemble de l'écosystème de la banque verte présent sur le territoire. A savoir Indosuez Wealth Management pour la gestion de fortune, le Crédit Agricole CIB pour les métiers de la fusion acquisition, Sodica Corporate Finance et son réseau e-RIS, et Acticam, et Unoexo sur le private equity.

Doubler les parts de marché financières

Pour les deux caisses régionales dont les périmètres couvrent l'ensemble du territoire des Pays de la Loire (9000 entreprises), l'enjeu est de doubler leurs parts de marchés financières. « Nous sommes présents dans une entreprise sur deux des Pays de la Loire et détenons 50% de parts de marché commerciales. Pour les parts de marché financières, où nous détenons 33% des flux opérés par les entreprises, nous sommes plutôt entre 10% et 15% pour les opérations spécifiques comme l'arrangement de dettes, la transmission, etc. C'est là où nous voulons doubler notre activité », précise Nicolas Dumont, confiant. « Une tendance sociale de fond est l'accélération des transmissions des entreprises. Mais, chaque fois qu'une entreprise est rachetée par une entité nationale ou internationale, c'est autant de clients, d'activité et d'emploi que la région perd. Notre ambition est donc d'aider les entreprises à maintenir les centres de décision et la vie économique sur le territoire. Derrière le patrimoine des entreprises, il y a le patrimoine des dirigeants», indique l'artisan de cette opération pilote, scrutée par l'ensemble du groupe, qui aurait en trois mois, dépassée ses objectifs.

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