La plateforme Wiker veut lutter contre l’exode rural

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En partageant en local les informations de la commune, Donges a augmenté son trafic de 40 %.
En partageant en local les informations de la commune, Donges a augmenté son trafic de 40 %. (Crédits : DR)
Déployée dans une trentaine de villes de moins de 20.000 habitants, la plateforme Wiker veut favoriser le lien social et l’émergence des circuits courts pour lutter contre la désertification du monde rural.

« Ici, à Donges, nous sommes 7.000 habitants et avons recensé quelque 5.000 sites Internet ! Or les habitants ont l'impression qu'il ne se passe jamais rien chez eux et désertent les communes rurales », observe Dylan Deshayes, ingénieur en électronique, fondateur de la plateforme collaborative Wiker, créée il y a trois ans dans cette commune du bord de Loire, située entre Nantes et Saint-Nazaire, pour tisser du lien social, promouvoir l'économie locale, les circuits courts et le développement durable. Un genre de Facebook de proximité. La chaleur humaine en plus.

« C'est une réponse à l'exode rural. L'objectif, c'est que les gens sortent et consomment en local  », insiste le fondateur de Wiker, lancé en 2016 autour de trois communes.

Trois ans plus tard, la plateforme s'est déjà étendue dans une trentaine de petites villes. Elle devrait en compter 50 d'ici à la fin 2019 et 200 d'ici à 2020, grâce à un modèle économique astucieux. Wiker s'appuie, à ce jour, sur un réseau de six animateurs-modérateurs, licenciés par la plateforme qui leur reverse 60 % du chiffre d'affaires réalisé sous forme de commission.

Une initiative valorisée à 4 millions d'euros

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Commentaires
a écrit le 21/12/2019 à 11:15 :
C'est bien là que l'on voit que la classe dirigeante ne se soucie absolument pas de la destruction de la nature et par ricochet de l'humanité puisque il serait indispensable de repeupler les campagnes qui seront bien plus pratiques pour lutter contre le chaos à venir qu'en ville.

Maintenant on peut supposer aussi qu'une solidarité puissante peut naître, par nécessité comme dans de nombreuses villes américaines en crise, mais quand même, mieux exploiter nos terres cultivables et arrêter de tout laisser entre les mains aliénées de la finance cupide assoiffée de fric serait vital.

Tout ce qui peut inciter les gens à retourner exploiter de façon intelligente les terres ne peut qu'être bon, bravo pour cette idée, il y a quand même des initiatives plus utiles que d'autres !

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