Mobilités : le monde rural peut-il se désintoxiquer du tout-voiture ?

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D'après l'Union routière de France (URF), plus de 90% des ménages vivant dans des communes de moins de 5.000 habitants (moyenne des trois dernières années) sont motorisés.
D'après l'Union routière de France (URF), plus de 90% des ménages vivant dans des communes de moins de 5.000 habitants (moyenne des trois dernières années) sont motorisés. (Crédits : Regis Duvignau)
Alors que sévit la colère des "Gilets jaunes", la question des mobilités en zone rurale a jusqu'ici été largement sous-traitée par les pouvoirs publics. Pourtant, la loi d'orientation des mobilités espère apporter des solutions alternatives au tout-voiture. Mais le problème semble être bien plus profond.

"Qu'ils roulent à l'électricité" va-t-il devenir le "qu'ils mangent de la brioche" de 1789, pour reprendre la phrase attribuée à Marie-Antoinette (même si cela est contesté par les historiens) alors que le peuple, révolté, réclamait du pain. Avec les "Gilets jaunes", c'est le prix du carburant qui semble avoir cristallisé la colère du peuple, comme si le gouvernement avait sous-estimé la dépendance d'une partie d'entre eux aux motorisations thermiques. Pourtant, beaucoup de Français s'étaient déjà émus de la décision de limiter à 80 km/h certaines nationales, assimilé à la vision d'un "président des villes", et premier symptôme d'une fracture territoriale.

Des chiffres implacables

Et cette fracture se retrouve de manière implacable dans les chiffres. D'après l'Union routière de France (URF), plus de 90% des ménages vivant dans des communes de moins de 5.000 habitants (moyenne des trois dernières années) sont motorisés. 50% de ces mêmes ménages sont même équipés d'un deuxième véhicule. 70% des ménages de l'agglomération parisienne est équipé d'un véhicule d'après l'URF. D'après la ville de Paris, ce chiffre tombe à 37% des ménages parisiens intra-muros.

Le constat est clair : les zones rurales sont totalement dépendantes de la voiture, avec tous les inconvénients que cela comporte pour le budget, l'environnement, mais également pour les populations fragilisées. D'après Wimoov, un organisme qui promeut les mobilités auprès des populations fragilisées, les seniors sont moins mobiles en zone rurale qu'en agglomération. Ils sont ainsi 49% à se déplacer quotidiennement, contre 65% pour ceux installés dans les grandes villes.

Pour tous les observateurs, la question de la mobilité motorisée est quasiment consubstantielle à la vie en zone rurale. Pour Marie Huyghe, chercheur associé au CNRS, « la voiture c'est satisfaisant, facile, rapide et encore peu chère pour de nombreux ménages. En zone rurale, il y a une culture automobile qui se traduit par un usage automatique de la voiture ».

D'après la chercheuse, il y a une fatalité pour ces ménages à être équipé d'une voiture même s'il faut relativiser leur usage :

« Il est difficile d'envisager la disparition de la voiture aujourd'hui, mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied, pourvu que les collectivités locales sécurisent des voies spécifiques comme des pistes cyclables ou tout simplement des trottoirs, et accompagnent leur usage ».

Le casse-tête des transports en commun

Reste la solution des transports en commun... Pour les communes, c'est un immense casse-tête économique. Elles ont eu beau s'associer à travers des communautés de communes pour mutualiser les moyens, la mayonnaise n'a jamais pris... D'après l'observatoire de la mobilité créé par l'Union des transports publics, l'espace desservi par les transports en commun a augmenté de 25% entre 2014 et 2016 pour atteindre les 40.000 km². Paradoxalement, la population desservie n'a quasiment pas augmenté. Résultat : le coût des transports en commun a explosé mais sans effet sur la population.

Pour Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône, les pouvoirs publics ont tardé à prendre la mesure du problème : « Aucun gouvernement n'a su jusqu'ici apporter une réponse satisfaisante, il y a pourtant urgence à répondre aux problématiques posées par les mobilités en zone rurale ». Le député La République en Marche fonde toutefois de grands espoirs sur la loi d'orientation sur les mobilités (LOM) et qui est actuellement en cours de discussion au parlement. Il espère que celle-ci permette notamment de « faciliter l'expérimentation de solutions de mobilités en zone rurale », explique-t-il à La Tribune.

Jean-Marc Zulesi, qui a participé aux assises des mobilités pour préparer la LOM, rappelle que désormais les collectivités territoriales peuvent être assistées dans leurs initiatives en matière de mobilités.

« Nous avons fondé French Mobility, un guichet unique pour faire remonter les verrous réglementaires à l'expérimentation. French Mobility déploie aussi des appels à manifestation d'intérêts en coordination avec l'ADEME afin d'accompagner les collectivités désireuses d'expérimenter une solution innovante de mobilité. »

Les mentalités pas encore convaincues par le covoiturage

Jusqu'ici, les Mobitechs, ces startups spécialisées dans les solutions de mobilité, ont surtout émergé en agglomération pour profiter d'une densité de population très forte, seul moyen de mutualiser les usages et amortir les investissements. C'est vrai pour l'autopartage mais également pour le covoiturage qui a besoin de massifier les flux pour créer un usage et des points de contacts pertinents. Jean-Marc Zulesi, lui, pense que cette dernière solution est parfaitement transposable en milieu rural : « Nous avons démontré que le covoiturage était tout à fait opérationnel grâce à des expérimentations, il faut maintenant vaincre l'obstacle des mentalités ».

Le député croit également à la navette autonome qui peut permettre de "résoudre la question du dernier kilomètre". Mais il reconnaît que « cette solution en est encore au stade expérimental ».

L'étalement urbain, le vrai sujet ?

En réalité, les Mobitechs sont encore très peu nombreuses à avoir trouvé des modèles pertinents y compris en agglomération. Pour les spécialistes, l'étalement urbain est un autre obstacle au développement de mobilités alternatives. La densité de population des zones rurales est extrêmement faible, par conséquent il est très difficile d'y développer une capillarité de transports en commun qui soit efficiente et rentable.

« Historiquement, cela a commencé dans les années 1960-70 avec la démocratisation de la voiture et l'installation des ménages dans des espaces de plus en plus éloignés des pôles urbains. Aujourd'hui, les territoires ont été construits autour de la voiture », rappelle Marie Huyghe.

D'après elle, « les plan locaux d'urbanisme ont souvent été très permissifs quant à l'urbanisation de nouveaux espaces », avant de relativiser : « Je pense que les discours évoluent, mais le travail est loin d'être terminé ».

Pour la chercheuse, la culture du tout voiture n'est pas un problème mais une conséquence d'une politique urbanistique. Il faut donc traiter le problème par la racine : « Il s'agit de sortir du modèle de l'étalement urbain pour adopter notamment une stratégie de réhabilitation des centres-bourgs, et remettre en cause le modèle du lotissement très consommateur d'espace ». La voiture individuelle comme Totem des mobilités en zone rurale a encore de beaux jours devant elle...

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a écrit le 28/12/2018 à 21:25 :
Ou quand la "province" devient le terrain de jeu d'apprentis sorciers hors-sol. Rien que le terme me donne l'impression d'être plongé en arrière. Pro vincia, pays vaincu. Je pensais qu'on était enfin passé à l'ère des régions ! Mais il y a un lobby métropolitain qui s'évertue à tronquer la réalité. On oublie toutes les initiatives, on oublie le retour en régions de toute une frange de l'intelligencia (y compris parisienne) pour toujours enfoncer le clou sur une vision complètement archaïque du monde rural. C'est pathétique. On croirait lire la pravda des urbains.
a écrit le 28/12/2018 à 14:57 :
une "chercheuse" du CNRS qui suggère la marche à pieds aux ruraux !!! Et c'est nos impôts qui financent ces chercheurs ultra diplômés ! On ne s'étonne plus du milliard d'euros de prélèvements fiscaux qui a détruit notre industrie (ruinée ou exilée) et même les plus humbles citoyens pendants que les élus et intellos parisiens jouent les généreux. Les gilets jaunes ont mille fois raison, ainsi que l'auteur dans sa comparaison historique.
a écrit le 28/12/2018 à 12:17 :
Il faudrait rappeler que pour faire une étude il faut aller sur le terrain. Internet c'est bien mais un peu léger. Que cette "chercheuse " vienne dans ma campagne et elle m'expliquera comment je fais avec un vélo et mes pieds. Les 2/3 des salariés vivant dans mon village (1200 h) travail à plus de 10 km. Le supermarché est à 15, comme les club sportifs pour les gamins ou tout autre activité.

A t elle entendu parlé de la désindustrialisation des campagnes qui a poussé des quantités de "campagnard" dans les zone pavillonnaire?
a écrit le 28/12/2018 à 12:09 :
le monde rural va t-il se désintoxiquer de l'agriculture chimique industrielle ?
va t-il renoncer à l'élevage carcéral et aux pratiques d'abattage douloureuses ?
sujet sans doute trop secondaire pour intéresser journalistes et chercheurs du CNRS .
a écrit le 28/12/2018 à 11:04 :
Bonjour

Valéo a sorti un proto fonctionnel de voiture électrique légère avec batterie de 48v qui a 100km d'autonomie pour 7500€ tout compris. C'est avec ce genre de solution qu'on peut s'en sortir en campagne et en ville.Restera le gros souci de l'insécurité de ces véhicules avec les 4x4 et les camions. Une interdiction progressive de ces véhicules sera une bénédiction pour tous. On fera + de ferroutage et du camion léger pour les derniers 100km.
https://www.lepoint.fr/automobile/innovations/valeo-casse-les-prix-de-la-voiture-electrique-avec-le-48-v-09-01-2018-2185033_652.php
a écrit le 28/12/2018 à 9:36 :
La France n'est pas un très grand pays et pourtant cela fait des dizaines d'années que l'aménagement du territoire est en panne, l'Etat à baissé les bras en laissant le marché réguler.
a écrit le 28/12/2018 à 9:24 :
Allez vivre à la campagne et vous ne poserez plus une telle question.
a écrit le 28/12/2018 à 8:41 :
J'habite une agglomération de 450.000 habitants au centre ville, on ne peut pas dire que ce soit une bourgade de la Lozère, le jour de Noël, invité à 7km (7000m), je décidais d'utiliser les trams et bus : au final : 1h30 à l'aller et 1h15 au retour…..soit 2h45 pour faire 14 km. Ce n'est certes pas avec une politique de dingue sur les TC qu'on résoudra le problème des voitures, je n'imagine même pas les millions de gens qui incités par l'Etat habitent ces zones prétendues résidentielles qui bouffent la campagne.
Réponse de le 28/12/2018 à 10:31 :
Evry/,Marne la Vallée en transport en commun ( ou transport des communs) environ 3 heures par jour pour allez bosser.
a écrit le 27/12/2018 à 19:56 :
Ben, c'est pas gagné mon bon Monsieur ! Si je comprends bien pour l'URF, la France, c'est d'un côté la Région parisienne (surtout Paris et sa couronne) et autres grandes métropoles et, de l'autre, les campagnes profondes. Les villes moyennes, les petites villes, les rurbains... inconnus au bataillon.
Ce sont les rurbains qui utilisent le plus la voiture, ces "anciens" citadins qui vont en lisière de zone de chalandise de ville chercher un logement moins cher mais presque comme en ville donc ils vivent à la campagne comme à la ville...
Les gens des campagnes traditionnelles ont toujours connu le problème de l'isolement et de la nécessité de l'entraide et de l'organisation. Il faut aussi se dire que vivre dans un village isolé de moyenne ou haute montagne ou dans un lieu de circulation type couloir rhodanien, cela n'a rien à voir.
Le co-voiturage, c'est une question d'âge, cela marche beaucoup dans la nouvelle génération. Ils ont confiance dans les réseaux sociaux et ils n'ont pas connu les hécatombes sur les routes, donc ils ne craignent pas de remettre leur vie entre les mains d'inconnus puisque maintenant les accidents graves sont plus rares et que les mauvaises rencontres de l'époque du "stop" sont loin...
a écrit le 27/12/2018 à 19:37 :
L'étalement urbain et le pavillonnaire industriel ont été encouragés par les gouvernements qui après 1968 ont voulu mettre la classe ouvrière "dangereuse" à la campagne comme aux EU. Les élus locaux ont massacrés leurs territoire en mettant des zones constructibles n'importe où. Tous cela pour le plus grand bonheur des constructeurs automobiles, mais aussi du BTP local (il faut bien des ronds points)...
Trente ans de politique urbaine qui aboutit à un désastre
a écrit le 27/12/2018 à 19:07 :
Cet article frôle le ridicule et quand je dis frôle je suis très gentil !
Enfin, quand tous les ruraux qui travaillent à plus de 15 ou 20 km de leur domicile devront faire le trajet en vélo (avec bien sûr pistes cyclables sécurisées et vertes), on aura peut-être un espoir de gagner le tour de France !
a écrit le 27/12/2018 à 18:24 :
Nos dirigeants feraient mieux de faire croître notre économie car aucune des mesures prises ne semble porter de fruits. Même la grande Bretagne et malgré le brexit et la chute de 20%de la livre est une économie plus puissante que la nôtre. Ces augmentations des taxes et mesures ne servent donc à rien.
Réponse de le 28/12/2018 à 3:56 :
A Europeen.
Si, ces taxes servent a engraisser la firme au pouvoir.
a écrit le 27/12/2018 à 18:11 :
" pourvu que les collectivités locales sécurisent des voies spécifiques comme des pistes cyclables ou tout simplement des trottoirs, "
RIDICULE !
Au bord des chemins communaux il n'y a pas la place pour un trottoir ....
" l'installation des ménages dans des espaces de plus en plus éloignés des pôles urbains. "
N'oublie t'elle pas la désindustrialisation des campagnes depuis les années 60 ? ? ? ?
Réponse de le 28/12/2018 à 22:14 :
Ben ça c'est une question de choix, en Vendée ou tout est visiblement mieux qu'ailleurs (chômage coût de la vie taux de couples propriétaires de leur logement, haut débit, équipement etc) pour un département campagnard il y a 1800 km de pistes cyclables soit presque 3m par personne, il y a donc la place partout pour en faire.
a écrit le 27/12/2018 à 18:00 :
Désintoxiquer le monde rural de la voiture ?

Les services minimaux et les commerces disparaissent des villages.
Les gares sont fermées.
Le téléphone mobile passe à peine. La connexion internet est capricieuse.
Etc.

Bref, nous n'avons pas du tout accès aux mêmes services. Et pourtant nous payons les mêmes impôts que les urbains macronistes !

Alors OUI, nous avons besoin d'utiliser notre voiture.
Et NON, nous ne voulons plus payer pour offrir encore plus de confort aux bobos des centres-villes !
a écrit le 27/12/2018 à 17:17 :
Moi, j'invite M. Untel, 30 ans, victime d'un accident qui lui a disloqué la cheville, avec une réparation imparfaite et beaucoup d'arthrose (usure mécanique des articulations sans maladie chronique sous jacente) à marcher 500 m pour prendre son métro, ou aller de sa station de tram à sa consultation.
C'est une situation où la sécurité sociale pourrait rembourser un taxi, non pas un VSL. L'alternative, si l'on veut un fauteuil roulant pour être accompagné dans un immense hôpital, c'est l'ambulance.
Un conducteur seul dans une voiture simple (VSL ou Taxi) est dans l'illégalité: absurde.
a écrit le 27/12/2018 à 17:11 :
Moi, j'invite M. Untel, 30 ans, victime d'un accident qui lui a disloqué la cheville, avec une réparation imparfaite et beaucoup d'arthrose (usure mécanique des articulations sans maladie chronique sous jacente)
a écrit le 27/12/2018 à 17:09 :
Eh....Si les Parisiens et autres banlieusards se désintoxiquaient de métro et RER , pour ma part je contribue fortement à ces moyens de transport que je n' utilise jamais , moi et tous les ruraux avec ce pognon de dingue qu 'on nous vampirise les campagnes pourraient être équipées de navettes électriques , après tout les centrales nucléaires ne sont pas à Paris et dans sa région , cela ne serait qu' un juste retour.....Pour le scribe !
a écrit le 27/12/2018 à 17:02 :
Article écrit par un parisien qui n'a jamais vécu en province, je ne vois pas d'autre explication. Que ces gens arrêtent de donner des leçons sur une problématique qui les dépassent. Quand on parle de start-up, d'optimisation des algorithmes, ça devient ridicule quand on a pas intégré qu'en province on ne peut généralement pas faire ses courses à pied.
a écrit le 27/12/2018 à 16:49 :
J’invite Mme Huyghes à aller faire le marché et ramener 10kg de patates plus d’autres choses sur 2km.
Article de citadin bien pensant
a écrit le 27/12/2018 à 16:30 :
Nabil n'a pas du passer beaucoup de son temps dans les "zones rurales". Cet édito semble fait pour des "urbains" et il y a des amalgames, des confusions, pas courants, fort heureusement, sur un média "technique" comme la Tribune. Il suffirait d'interviewer des Maires, des Conseillers Régionaux, Départementaux, pour avoir un avis beaucoup plus précis et proche de la réalité de ce problème..
a écrit le 27/12/2018 à 15:51 :
Les 65% de Taxes Carbur, 60 Milliards d'euros par an-600 Milliards/d'eur/10 ans, et les territoires ne sont pas encore ! désenclavés en routes modernes, transports en commun, téléphonie, internet. La CIGALE EST MANIFESTEMENT AU POUVOIR, 1981-2022.....
a écrit le 27/12/2018 à 14:52 :
Il n'y a pas d'intoxication mais une évidente dépendance à la voiture. Les transports alternatifs ne sont pas finançables par les communes. La solution viendra des progrès technologiques dans les années à venir, voiture à hydrogène par ex.
a écrit le 27/12/2018 à 14:28 :
La vraie solution, expérimentée pendant des siècles, c'est le cheval plus cariole. En plus, on peut dormir dans la cariole, le cheval vous ramène chez vous sans broncher. Et pas besoin de GPS, ni de systèmes électroniques tra la la.
De toute façon, un moment donné, qu'on le veuille ou non, on y reviendra parce qu'il n'y aura plus le choix.
Réponse de le 27/12/2018 à 20:00 :
Le cheval qui vous ramène chez vous, c'est un peu une légende : il rentre certes à l'écurie pour retrouver son foin, mais il ne sait pas éviter les trous et les bosses et en bon cheval qu'il est, il est susceptible de s'emballer pour un oui ou pour un non, soit de nombreux risques de voir la carriole verser dans le fossé et donc de se faire écrasé...
Réponse de le 28/12/2018 à 22:22 :
Le cheval une vieille idée neuve, d'abord avec 40 millions de chevaux plus besoin de paysans, ils auront tout bouffé!
Pour la sécurité, c'est pas top, vers 1780 environ 50000 morts par an, chutes ruades emballements (ça ça devait cool près d'un ravin, mieux que faire du drift sur la neige en 205).
a écrit le 27/12/2018 à 14:24 :
Mdr la French Mobility...pour parler à la campagne commencez par leur parler Français.
Propos consternant de bobo Parisien qui ne doit pas souvent franchir le pheriph!
Je vais parler French Mobility a ma voisine de 85 ans et lui dire d aller chercher son pain à 8kms...il ne fait que -1 aujourd’hui ça va lui faire du bien
a écrit le 27/12/2018 à 14:21 :
Il n'y a pas que les campagnes qui vont sacrifier la voiture. Actuellement, la voiture pour des millions de gens qui n'ont pas les moyens de partir en vacances est une source d'évasion et de distraction à moyen prix. Mais hélas, il n'y pas que la hausse des carburants à cela il faut ajouter l'assurance, les révisions kilométriques, les pannes, les réparations toutes onéreuses, le coût des trajets, le nouveau contrôle technique et ses modalités drastiques font que par nécessité beaucoup de campagnards et de citadins la banniront de leur vie.
a écrit le 27/12/2018 à 14:17 :
Bien d'accord avec ?. On pourrait taxer les voyages en avion qui sont en général des voyages d'agrément. Pour les voyages professionnels il y a l'alternative des vidéos-conf qui sont déjà utilisés en période de grèves sans difficulté majeure.Pour ce qui est de limiter l'usage des voitures à la campagne ou à la montagne on en est très loin car il y a des zones assez étendues ou il n'y a aucune autre alternative, ni train bien sur, ni bus même macrons sauf à aller dans les grandes villes et pour les Alpes c'est grenoble ,Chambery,Annecy et Chamonix,ailleurs c'est dingue et ce sans compter le possible problème de bagages.
a écrit le 27/12/2018 à 13:39 :
Le monde rural a besoin de temps pour trouver ses solutions. Aujourd'hui, sans voiture la vie est impossible et les solutions proposées par nos têtes pensantes des villes sont au mieux inadequates voire farfelues.
a écrit le 27/12/2018 à 13:24 :
j'ai beaucoup aimé : "Il est difficile d'envisager la disparition de la voiture aujourd'hui, mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied"

J'ai de la famille qui vit en milieu rural. c'est vrai qu'il prennent la voiture pour tout. Mais comment vous développez la marche à pieds en milieu rural ? pour faire les courses à 20 km, pour emmener les enfants au lycée en ville ? ou simplement pour aller au travail ?

Il y a bien sûr les réponses toute faite : "faite du télétravail", "payer l'internat du lycée"

Quand aux solutions collectives comme le covoiturage : oui, ça pose la contrainte de faire ses courses en même temps (avec un grand coffre du coup), de travailler tous sur le même trajet, d'avoir les enfants qui vont dans le même lycée, et donc le même age, d'avoir des horaires compatibles.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les notions de "désintoxication" et "d'addiction" dans ce genre de contexte peuvent faire penser à une forme d'accusation (terme assimilable à la drogue). Alors qu'il s'agit d'une absence de réelle d'alternative.

Mais je suis d'accord sur un point : il y a une culture de la voiture qui a été mise en place lors des 30 glorieuses. J'a vu mes parents prendre la voiture pour faire le même trajet qu'un bus en ville, (et même quasi porte à porte) et comme c'était pour se rendre à un évènement, rager violement à l'arrivée qu'il n'y avait plus de place pour se garer...

Il est simplement plus facile d'en sortir qu'en on est en zone urbaine, et que ça évite les bouchons.
a écrit le 27/12/2018 à 12:47 :
Pourquoi recycler aujourd'hui 27 un article du 11 décembre ?
a écrit le 27/12/2018 à 12:25 :
Personne ne parle de l'avion pollueur, enfant chéri des bobos citadins qui ne servent à 90% qu'a faire des voyages d'agréments pour visiter la planète !
a écrit le 12/12/2018 à 12:24 :
je vis en milieu rural.
C'est un problème très culturel.
Personne ne fait l'effort de covoiturer ou d'organiser des minibus.

Le plaisir des campagnes, ce n'est pas la balade aux galeries Lafayettes, c'est faire les courses de Noël par une belle route, avec une bonne voiture.
Réponse de le 27/12/2018 à 11:10 :
Vous avez dit le mot : organiser (des minibus, un covoiturage). Ce qui implique des rendez-vous, des contraintes. Alors que prendre sa voiture, c'est parfaitement souple (on part et on revient quand on veut). Le covoiturage, très bien, mais ça ne sera jamais qu'une solution marginale.
a écrit le 12/12/2018 à 10:53 :
Le monde rural a besoin de sa voiture, mais la deuxième voiture pour les trajets courts devraient être électrique !
Réponse de le 16/12/2018 à 17:11 :
parce que vous croyez qu'on a les moyens d'avoir deux voitures ??!?
Réponse de le 27/12/2018 à 10:47 :
L'électrique est aussi polluant que le pétrole.
a écrit le 12/12/2018 à 8:32 :
La campagne française n’est pas assez peuplée (merci la guerre de 14-18 qui a vu les paysans servir de chair à canon) pour voir autre chose que la voiture. Le titre de l’article est méprisant pour les ruraux
Le co voiturage marche assez bien dans mon coin (Albi-Toulouse) et pour le reste, les services de bus ou de trains existent mais ne sont pas pratiques et du coup voyagent souvent à vide ou tout comme.
La voiture électrique est-elle une solution économique. Pour l’instant non. J’ai fait le calcul pour une Zoe en seconde voiture et notre vieille Megane est toujours plus intéressante financièrement même avec les aides de l’Etat.
Réponse de le 27/12/2018 à 12:08 :
les campagnes n'ont pas attendu la guerre de 14 pour se dépeuplées , j'ai découvert surpris cela il y a peu .
Vous trouverez sur internet les chiffres pour toutes les communes , la baisse a commencé dès 1880 1890 !!!
a écrit le 11/12/2018 à 22:13 :
Cet article déchaîne les passions dans les commentaires qu'on peut lire : cela fait moins de 120 ans que l'automobile existe (massivement depuis 70 ans), et elle est indispensable, oppose ruraux et urbains, est un marqueur social, avale un budget énorme pour les ménages, structure nos villes et nos régions etc...

On en arrive à se demander comment l'humanité s'en est passée pendant des millénaires (les conditions de vie n'étaient pas les mêmes, l'espérance de vie non plus... bien sûr), mais de toute façon notre mode de vie occidental n'est pas tenable à l'échelle de la planète, à l'échelle de 8 milliards d'habitants. Et la voiture électrique est une solution partielle (comment produit-on de l'électricité "propre" ? comment fabrique-t-on les batteries (matières premières) ? etc).

Il faudra s'adapter, de gré, ou de force... La question c'est à quelle vitesse/urgence et avec quelles marges de manœuvre résiduelles. Le coût du transport qui augmente est peut-être source d'opportunités : certains produits dont on a besoin qui maintenant font 2 fois le tour de la planète pour finir dans un rayon de supermarché auront peut-être besoin d'être produit localement... ce qui nous redonnera du travail qui s'en était allé.
Réponse de le 12/12/2018 à 13:51 :
Il n'y a pas que la voiture qui a moins d e70 ans et qui est devenu indispensable....
On fait la liste ? le téléphone, les PC, internet, les smartphon, 90% des médicaments, les multitudes d'outils médicaux (peacemaker, radio, scanner, échographeie), les sattelites, les avions à réaction, le RER A, le réseau de gaz naturel, les centrales nucléaires, les engrais, les pesticides/herbicides, le RSA, les tracteurs surpuissants, ....
Maintenant, je vous rejoinds, comment gérer la pénurie pour ne pas tuer la planête ?
a écrit le 11/12/2018 à 19:19 :
J’ai une «  idée «  qui permettrait de mettre d’accord «  toute la Nation »
Objectif
1) écologie
2)mobilité
3) économique

Procédé :

décréter le télé travail( intranet) à domicile sur deux jours pour tous les salariés du publique et privé.

Ça va «  réduire » pas mal de mouvements déjà.

Si il y a «  refus » c’est que l’objectif est de «  vendre » des automobiles nouvelles générations ...
Réponse de le 27/12/2018 à 12:13 :
Le télé travail pourrait bien révolutionner le quotidien de millions de personnes dans les années à venir et participer à la protection de l'environnement ...sauf qu'à l'heure actuelle promoteurs, banquiers , politiques et autres y font obstacle de peur d'y perdre de leurs pouvoirs d'influence !!!
Réponse de le 27/12/2018 à 14:25 :
Vous semblez oublier que le travail est très souvent un travail d'équipe, c'est en général une des clefs du succès des entreprises performantes.Mais d'accord avec vous pour les travaux de secrétariat, cela existe d'ailleurs depuis longtemps
a écrit le 11/12/2018 à 17:23 :
Une solution : réaliser un véhicule électro-solaire à bas prix donc sans gadgets. 6 m2 de solaire et moins de 100 kg de batteries pour un véhicule de moins de 400 kg. On arrive dans ce cas autour de 600 km d'autonomie avec de l'énergie solaire en charge positive jusqu'à environ 65 km/h. Au delà la batterie prend le relais (environ 400 km de nuit) On obtient ces résultats avec tous les véhicules de classe Cruiser du World Solar Challenge les plus évolués (Sunswift Violet, Stella Solar Lux et Stella Solar Vie, Thyssenkrupp Suncruiser et Sunriser ou Blue.Cruiser etc) Gazelle Tech sait faire en France des véhicules légers. Il coopère avec Eco Solar Breizh pour un véhicule électro-solaire l'HX2. De même Hanergy Solar (Chine) coopère avec Bolloré Bluecar sur ce sujet aussi. Mais il faut viser un prix proche de 15.000 euros maxi. En plus le marché mondial est important car il y a partout une forte demande des ces véhicules qui ne consomment quasiment pas d'électricité sur le réseau mais au contraire en apportent pour la maison, les entreprises, des activités etc. et ce sont les plus efficients au monde par leur faible poids et fort aérodynamisme etc
a écrit le 11/12/2018 à 16:25 :
PARIS 75 combien de voitures immatriculées? alors qu'ils disposent de toutes sortes de transport en commun:Bus, métro,RER,trains ,TGV ,deux aéroports,tout ça subventionné grassement avec nos impots
STOP A L'INTOXICATION ANTI RUREAUX
Réponse de le 11/12/2018 à 17:30 :
Un peu de calme, svp, pas la peine de monter les ruraux contre les urbains. Il y a partout des infrastructures routières, train, etc... financés par tous les français, ruraux et urbains.
Il n'y a pas d'intox anti-RURAUX, mais il y a une réalité - le covoiturage n'est pas à la mode pour faire ses courses, c'est aussi vraie en zone rurale qu'urbaine, mais c'est plus impactant en zone rurale (moins de km en zone urbaine)
a écrit le 11/12/2018 à 16:24 :
PARIS 75 combien de voitures immatriculées? alors qu'ils disposent de toutes sortes de transport en commun:Bus, métro,RER,trains ,TGV ,deux aéroports,tout ça subventionné grassement avec nos impots
Réponse de le 27/12/2018 à 12:18 :
Les parisiens ont de moins en moins de voitures !!! les difficultés de circulations dans la capitale viennent en partie des banlieusards plus ou moins proches mais aussi de ceux qui sont en transit car les grands axes routiers convergent vers Paris !!! regardez sur viamichelin, mappy ou autres le trajet Orléans - Lille pour vérifier .
a écrit le 11/12/2018 à 15:58 :
en zone rurale utiliser un véhicule n'est pas un loisir mais une nécessité , la concentration dans les villes n'est surement pas une solution on voit le triste exemple des cités ; une réponse transitoire serait sans doute de ne plus homologuer des véhicules polluants et lourds , la réduction de la vitesse est un début
a écrit le 11/12/2018 à 15:31 :
Le grand portnawak. Des transports en commun circulant dans toutes les campagnes seraient tellement peu utilisés qu'ils auraient un bilan environnemental bien pire que les 3 ou 4 voitures qu'ils pourraient éventuellement remplacer. D'autant plus que pour être vraiment utilisables il faudrait qu'ils aient une fréquence bien supérieure à un ou deux par jour les jours scolaires... donc circuler à vide la plupart du temps. Gouffre financier, désastre environnemental. Le "moins pire" serait des taxis qui seraient accessibles sur demande au prix d'un ticket de bus.
a écrit le 11/12/2018 à 15:25 :
Il y a de l'avenir dans l'élevage du cheval de trait!!
a écrit le 11/12/2018 à 14:42 :
"French Mobility", il parait que nous sommes en FRANCE...
a écrit le 11/12/2018 à 14:26 :
« …..Il est difficile d'envisager la disparition de la voiture aujourd'hui, mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied, pourvu que les collectivités locales sécurisent des voies spécifiques comme des pistes cyclables ou tout simplement des trottoirs, et accompagnent leur usage… ».
C’est dingue de voir comment des chercheurs souvent urbains, mais également des technocrates parisiens, peuvent nous présenter des solutions à la mobilité en milieu rural, alors qu’ils ne vivent pas les situations. Et c’est très représentatif de la concentration décisionnaire que les citoyens ruraux n’acceptent plus. Il y a tellement de situations particulières, que la solution voiture est la plus souple et la plus adaptée à la ruralité. Le vélo et la marche à pieds, quand la météo le permet, quand la distance le permet, quand l’aptitude physique des citoyens le permet. C’est bien loin d’être toujours le cas. Alors oui « La voiture individuelle comme Totem des mobilités en zone rurale a encore de beaux jours devant elle ».
Réponse de le 11/12/2018 à 15:46 :
Oui ! Et ce bobo a-t'il seulement pensé, imagine-t'il seulement qu'en zones rurales les distances ne sont pas du même ordre. Pour reprendre l'exemple de cette femme du nord qui travaille à 70 kms de son domicile que fera-t'elle d'un piste cyclable. Quand à faire des "trottoirs" sur les voies rurales... ! Rien que pour cette réflexion il devrai aller consulter. Les ruraux habitent en moyenne entre 5 et 10 kms de leur lieu de travail et aucun n'a le même horaire que celui d'un relativement proche voisin. Il n'y a pas actuellement d'alternative à la voiture. Peut-être que le vélo électrique séduira pour les beaux jours mais sûrement pas en hiver
a écrit le 11/12/2018 à 14:13 :
67.000 hectares c’est la surface artificialisée chaque année en France : des bois,des près transformés en parking de super marchés ou en zones pavillonaires. 40 ans de désastre urbain pour en arriver aux gilets jaunes. Il faut que l'État, enfin courageux, interdise toute nouvelle artificialisation.
Réponse de le 11/12/2018 à 18:39 :
Tu esseyras d'empecher les gens d'acceder au reve absolue qui consiste à avoir sa maison individuelle !Tu preferes surrement les entasser dans des tours verticales on connait deja les resultats !De toutes façon ,les paires veulent des habitants pour eviter la mort de leur village et contre ça tu ne pourras jamais rien faire .De plus l'artificialisation des sols est une connerie !Entre 1 hectare de prairie avec peu de diversité biotique et 10 pavillons ou sont plantés une multitude d'arbres arbustes massifs de fleurs ext ,il n'y a pas photo sur le richesse de la faune et de la flore !Quand on habite en ville et qu'on n'y connait rien on ferrait mieux de ne pas l'ouvrir ....
a écrit le 11/12/2018 à 13:42 :
"le monde rural peut-il se désintoxiquer du tout-voiture ?"
Hallucinant, quand on voit la réticence du monde urbain à s'en désintoxiquer. Voir l'avalanche de critiques de toutes parts quand la mairie de Paris avance le moindre pion dans cette direction...
Et ceci malgré le metro, le tram, les bus, les taxi, les uber, les velo, electriques ou non, les trotinettes, et j'en oublie certainement.

Pourrait-on comparer la distance moyenne domicile-travail, domicile-boulangerie, domicile-hopital pour un citadin et un rural? Que l'on habite au milieu des champs ou dans la ville moyenne.

La remarque du député sur le "dernier km" réglé grace à la navette autonome est un sommet. C'est quoi l'idée ? Une navette autonome garée en bas de chez moi pour m'amener sur la nationale, à 2km, pour attendre un bus qui passe 2 fois par jour? Dix navettes autonomes qui attendant sagement que le le bus de 17h50 arrive au centre ville pour amener l'un au supermarché, l'autre au centre medical, le 3e à la mairie?
a écrit le 11/12/2018 à 13:37 :
Les bobos des grandes agglomérations jouissent des toutes les commodités:
transports en commun,train TGV,avions ect ect
Et ils veulent nous supprimer la voiture pauvres "bouzeux" que nous sommes,oublient que nous payons au travers de nos impots leur confort.
Le pire la de dans c'est la fracture numérique: pour un meme prix d'abonnement en ville c'est 200 Mbs ou plus de débit internet,nous a la campagne c'est 2à 3Mbs quand tout va bien
Réponse de le 27/12/2018 à 12:34 :
Le problème des "bouseux" c'est qu'ils veulent vivre à la campagne en ayant les mêmes avantages les "bobos" qui vivent à la ville.

Ville ou Campagne, il faut choisir.... Combien dans les bouseux s'éloignent pour se payer un pavillon hors de prix dans les villes.

C'est bien d'avoir son pavillon et son jardin, mais cela à des inconvéniants qu'il faut accepter.

Il faut mettre un terme à l'étalement urbain avec ces zones pavillonaires à l'américaine qui coutent une fortune aux finances publiques en infranstructures ( transport, eau, électricité, téléphone, etc etc etc ).

Le pavillon est un luxe qui n'est pas accessible à tous. il faut avoir le courage de le dire. Précisons que je vis en appartement ayant fait le choix d'avoir tout à proximité ( médecin, pharmacie, hopital, poste, magasins ) ce qui me permet de m'y rendre à pied.
a écrit le 11/12/2018 à 13:36 :
Les bobos des grandes agglomérations jouissent des toutes les commodités:
transports en commun,train TGV,avions ect ect
Et ils veulent nous supprimer la voiture pauvres "bouzeux" que nous sommes,oublint que nous payons au travers de nos impots leur confort.
Le pire la de dans c'est la fracture numérique: pour un meme prix d'abonnement en ville c'est 200 Mbs ou plus de débit internet,nous a la campagne c'est 2à 3Mbs quand tout va bien
a écrit le 11/12/2018 à 13:34 :
J'ai du mal a comprendre "Historiquement, cela a commencé dans les années 1960-70 avec la démocratisation de la voiture et l'installation des ménages dans des espaces de plus en plus éloignés des pôles urbains."
Dans les années 50/60 il y a eu un exode rural massif, et quasiment aucune couverture de transport public. Dans les années 70, ceux qui en avaient les moyens ont essayer de retrouvé le bout de campagne qu'ils ont perdus dans les années 50. Mon père vivait à "l’hôtel", c'est a dire 8m2 avec un lit, une table de chevet, sans eau courant et sans verrou sur la porte. C'est cela que l'on veut? Densifier à outrance, sans nature, sans espace vert (ou comme dans un musée)? Le fait que les services publiques soient chers en zone rural n'est-il pas une excuse pour les supprimer ou ne pas les développer? Le modèle, c'est Hong Kong ou Singapour?
La fracture, elle est là. Les conséquences sont les liens familiaux et sociaux cassés, l’utilisation de transports a outrance (2h/jour en moyenne en IdF, la voiture dans les zone rurale), une inégalité dans l'accès au service qui ont des impacts directs sur les trajectoires professionnelles, personnelles et sociaux culturels. Pour moi c'est un aveux d'échec de l'état dans son ensemble dont le but principal est l'organisation du pays.
Ce problème dure depuis 35 ans, la loi de décentralisation a surtout métropolisé le pays. C'était une solution pragmatique pour répondre aux enjeux de la mondialisation dans les années 80.
a écrit le 11/12/2018 à 12:34 :
Cette habitat étalé n'est que l'obéissance aux lois absurdes pondues par des fonctionnaires irresponsables. Pendant des années un terrain à bâtir ne povait faire moins de 1000M2 voire plus. On est descendu aux alentours de 5 à 600m mais c'est encore bien trop. Ce qu'il fallait et qu'il faut maintenant c'était des maisons en continu avec facade sur rue et jardinet derrière. De cette façon 200M2 sont largement suffisant. Pourquoi dans certaines voies ne pas détruire une ou deux maisons vieillissantes et les remplacer par ce qu'on appelle des "maisons de ville". On densifierai par trois au moins et ça rendrai possible la création de transports collectifs, impossible avec le "mitage".
Réponse de le 11/12/2018 à 13:42 :
Alors ça c'est une belle réflexion, merci beaucoup et pour aller largement dans votre sens on peut dire que nous sommes à peu près sûr de seulement deux concepts en ce monde, l'espace et le temps.

Nous autres humains en sommes forcément ultra dépendants ayant fortement besoin des deux.
a écrit le 11/12/2018 à 12:02 :
Ne s'agit-il pas d'automobilité dont on parle? Il n'y a rien de culturel, mais bien du tout naturel. La mobilité est une liberté fondamentale que les gouvernements démocratiques ont jusqu'à présent respecté. Mais des intellectuels de la ville aux yeux vitreux, qui ont tout sous la main, depuis l'école jusqu'aux terminaux haut débit, voudraient dogmatiquement supprimer une liberté qu'ils utilisent peu. Qu'ils aillent donc, en prenant le car, se désintoxiquer à la campagne et sentir l'odeur de la nature!
a écrit le 11/12/2018 à 11:11 :
Une solution : réaliser un véhicule électro-solaire à bas prix donc sans gadgets. 6 m2 de solaire et moins de 100 kg de batteries pour un véhicule de moins de 400 kg. On arrive dans ce cas autour de 600 km d'autonomie avec de l'énergie solaire en charge positive jusqu'à environ 65 km/h. Au delà la batterie prend le relais (environ 400 km de nuit) On obtient ces résultats avec tous les véhicules de classe Cruiser du World Solar Challenge les plus évolués (Sunswift Violet, Stella Solar Lux et Stella Solar Vie, Thyssenkrupp Suncruiser et Sunriser ou Blue.Cruiser etc) Gazelle Tech sait faire en France des véhicules légers. Il coopère avec Eco Solar Breizh pour un véhicule électro-solaire l'HX2. De même Hanergy Solar (Chine) coopère avec Bolloré Bluecar sur ce sujet aussi. Mais il faut viser un prix proche de 15.000 euros maxi. En plus le marché mondial est important car il y a partout une forte demande des ces véhicules qui ne consomment quasiment pas d'électricité sur le réseau mais au contraire en apportent pour la maison, les entreprises, des activités etc. et ce sont les plus efficients au monde par leur faible poids et fort aérodynamisme etc
a écrit le 11/12/2018 à 11:03 :
Desintoxiquer ! Quel titre ! Ce sont les villes qui sot polluées pas la campagne car le co2. Est absorbé par la. Nature ( trop peu de vert en ville) et Je le répète il n y pas d’infos frastructure comme en ville pour se déplacer ! Rien que pour les achats il faut faire des km , merci d avoir donné tout aux super et hypers . Bonnes deciisions
Réponse de le 11/12/2018 à 14:36 :
Le CO2 est degage par chaque vehicule utilise. La pollution generee est inodore et n'a aucun impact direct sur la sante de qui que ce soit, seulement sur l'effet de serre. La pollution aux particules fines est une autre affaire et elle concerne autant les villes que certaines campagnes (ou les chauffage au fioul et au bois sont plus rependus). Les taux eleves de particules fines dans les villes sont en grande partie du aux vehicules provenant de la peripherie pour aller travailler ou livrer en ville. L'infrastructure en campagne peut se repenser, tout comme les services publiques.Le numerique est a cet egard une formidable opportunite pour reduire les deplacements polluants et palier a la fermeture des bureaux de poste et autre. Mais il faudrait aussi beaucoup plus aider les personnes ne sachant pas utiliser le numerique, c'est ici que les jeunes pourraient aider beaucoup plus les anciens. Il faut aussi que les villes peripheriques investissent beaucoup plus dans les voies douces et mettent a disposition une infrastructure de velo en libre service, de co-voiturage pour aller faire les courses... Beaucoup de campagnard ont ete habitue a etre seul dans leur voiture a l'inverse des citadins qui sont plus habitues soit a partager les transports en commun ou bien a marcher. Quand on parle de pollution, n'oublions pas non plus l'exposition aux produits phytosanitaire dans les campagnes dont l'impact sanitaire est tres sous evalue.
a écrit le 11/12/2018 à 11:03 :
Desintoxiquer ! Quel titre ! Ce sont les villes qui sot polluées pas la campagne car le co2. Est absorbé par la. Nature ( trop peu de vert en ville) et Je le répète il n y pas d’infos frastructure comme en ville pour se déplacer ! Rien que pour les achats il faut faire des km , merci d avoir donné tout aux super et hypers . Bonnes deciisions
a écrit le 11/12/2018 à 10:55 :
Voilà encore un article très méprisant pour les gens résidant en zone rurale, par choix ou par contrainte... et qui montre une profonde incompréhension des problématiques de terrain (pas celles que l'on perçoit depuis son bureau confortable).
a écrit le 11/12/2018 à 10:43 :
Que ces "grands" (?) penseurs m'expliquent comment en zone de montagne, où les distances sont souvent élevées, et les gens pluriactifs, ils peuvent utiliser des transports en commun presque inexistants ou faire du covoiturage pour toutes leurs activités quotidiennes (ex: transporter du lait, du foin, cultiver ses champs, ...). Ou alors, on transforme l'ensemble des zones rurales en désert, transférant les populations dans des mégapoles invivables avec une multitude de problèmes à résoudre
a écrit le 11/12/2018 à 10:04 :
apres s etre d insintoxiqué des premiers de cordée.
a écrit le 11/12/2018 à 9:53 :
Titre raccoleur et orienté. Est ce bien la tribune qui a publié cette article?
a écrit le 11/12/2018 à 9:52 :
Les zones rurales comme ils disent sont devenus des déserts et faire ses courses, bosser, se rendre chez le toubib, la nounou ou faire son sport dans l'asso de son choix est une mission impossible sans bagnole. Ces mêmes "gens" qui parlent "d'intoxication" à la bagnole ont abandonné l'idée pourtant essentielle de l'aménagement du territoire en laissant faire les groupes privés voire en les subventionnant. Je propose pour commencer la suppression de tous les véhicules de fonction pour que nos autorités se rendent compte de la vie de leur patrons.
a écrit le 11/12/2018 à 8:55 :
"En zone rurale, il y a une culture automobile qui se traduit par un usage automatique de la voiture "

A partir du moment où le modèle économique nous impose un phénomène cela n'est pas de la culture mais une contrainte. Cette personne ne comprend pas ce qu’elle explique. On est rempli d'experts de la sorte à savoir approximatifs.

"mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied, pourvu que les collectivités locales sécurisent des voies spécifiques comme des pistes cyclables ou tout simplement des trottoirs, et accompagnent leur usage"

Encore une théorie sortant du cerveau d'un citadin puisque les distances à la campagne ne sont pas de quelques kilomètres bon sang ! Vous ne savez pas de quoi vous parler on croirait entendre les déconnectés lrem.

"Reste la solution des transports en commun..."

"Quand l’État français sabote le train" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55773 (dossier)

On nous impose un modèle économique pollueur et destructeur, je vous garantie que si on arrête de nous faire travailler plus pour gagner moins on polluera moins, c'est une volonté des propriétaires d'outils de production et de capitaux de nous faire polluer.

"le monde rural peut-il se désintoxiquer du tout-voiture ?"

Mais comme d'habitude le monde rural est traité comme des damnés, des arriérés un peu débiles incapables de penser par eux mêmes, alcooliques et pollueurs par plaisir qu'il faut traiter, abjecte.

Cet article est une farce mais hélas la preuve que la fin du monde et proche avec des médias incapables de comprendre ce qu'il se passe en dehors des bureaux des journalistes.
Réponse de le 11/12/2018 à 13:37 :
"Quand l’État français sabote le train" est un excellent article que j'invite tous les lecteurs a lire. merci
Réponse de le 11/12/2018 à 15:05 :
La difficulte c'est qu'il n'y a pas un seul monde rural. Il y des villes peripheriques (une trentaine de km) des metropoles qui sont deservies par le train, celle sans transport en commun et puis les hameaux ou bien les maisons construitent loin des bourgs ou des hameaux parce que la voiture offrait cette possibilite. Avant ceux qui vivaient en campagnes etaient soit artisants/commercants soit agriculteurs, et l'on habitait a l'exterieur des hameaux ou bourgs parce qu'on avait des champs et une ferme. Puis les choses ont changees et on a eu de moins en moins d'agriculteurs et de plus en plus d'inactifs (retraites) et de neo-urbains. Avec l'explosion du nombre de voitures, les petites lignes voyaient de moins en moins d'usagers et le car paraissait bien plus competitif et flexible . Le rechauffement climatique nous oblige a revenir sur ce modele du tout vehicule individuel et des maisons loin de tout. Je vis en campagne, dans un gros bourg et je peux vous assurer que tres peu de personne vont le samedi faire leur course au supermarche du coin en velo ou bien a pied. Pour ceux qui vivent a l'exterieur du bourg c'est evident difficile mais pour ceux qui vivent dans le bourg on voit qu'il y a un automatisme a aller chercher son pain en voiture. Il y a un probleme d'infrastructure mais aussi des automatisme crees depuis l'apparition du vehicule individuel. Il faut aider quand c'est possible les gens a changer leurs comportements quand c'est possible et que l'infrastructure les aide a changer. Pour ce qui est des villages et maison isolees, peut etre que la voiture electrique peut etre une option, avec des aides beaucoup plus ciblees
Réponse de le 12/12/2018 à 9:00 :
@ Jo

Vous ne m'avez pas lu, vous ne faites que rédiger une insipide messe. Vous faites comme les lrem à savoir semblant, vous ne savez faire que ça et je peux vous garantir que c'est le plus désespérant, la capacité de beaucoup à évoluer dans l'asservissement.

C'est votre choix, votre karma, votre enfance certainement vous ayant donné ce besoin de suivre. Vous n'êtes pas la majorité vous savez...

"La dette, quelle dette ?" https://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/GADREY/47851 (article gratuit)
a écrit le 11/12/2018 à 7:35 :
so fashioned !

ou grand délire ?
a écrit le 11/12/2018 à 7:25 :
"mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied"... C'est le gimmick qu'on entend depuis 15 ans. Vélo, marche à pied et transport en commun... Hélas ça ne marche pas ! Les pouvoirs publics prennent leur rêve pour une réalité potentielle. La voiture a favorisé le developpement economique, le tourisme, la liberté et l'étalement urbain. On ne remet pas l'encre qui s'est repandue dans le cendrier !

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