Le goût de… Cassis
François Simon
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Port de Cassis.
HELIOSPHILE/IMAGEBROKER/MAXPPP
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Port de Cassis.
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Pour avoir su esquiver les méandres et les caprices de la mode, protéger l'insolent parc national des Calanques (8 500 hectares partagés avec Marseille et La Ciotat), Cassis affiche une sorte de nonchalance, celle des bienheureux, un brin planqués, divinement ensoleillés avec tout ce qu'il faut pour cultiver l'oisiveté, le vice de toutes les mers. « Il n'y a sans doute pas, dans le monde, d'autre exemple où, si près d'une grande ville, soit conservé un espace sauvage et d'une grande beauté, comme c'est le cas pour le massif des Calanques. Cela tient du miracle ! » admirait Gaston Rébuffat. Il y a là un port de pêche, un vieux château, des criques et des terrasses ; Platini et des coupes glacées. Pour autant, Cassis a du tempérament, et des touristes qui, comme les marées, s'en viennent, en repartent. En méditant l'écrivain provençal Frédéric Mistral, dans le texte : « Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire : n'ai rèn vist. » Soit : « Qui a vu Paris, s'il n'a pas vu Cassis, peut dire : je n'ai rien vu. »
François Simon
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