En Sicile, sur la route des vins
Par Anne-charlotte De Langhe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le domaine Serra Ferdinandea.
© LTD / Luca Savettiere
Par Anne-charlotte De Langhe
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le domaine Serra Ferdinandea.
© LTD / Luca Savettiere
Le long d'une route en lacet menant jusqu'au vignoble de Sciaranuova, dominant la côte est de la Sicile, on trouve encore sur le bas-côté des marchands de vins à l'étal de fortune. Ceux-ci sont vendus sans étiquette, comme pour rappeler que - dans les années 1980 encore - seulement 20% des raisins italiens étaient mis en bouteille pour la consommation courante. Un peu plus haut, à 800 mètres en surplomb de la Méditerranée, le chai en pierre de lave du domaine Planeta marque le pas d'une histoire ayant pris plus glorieuse tournure. De Noto à Capo Milazzo, comme aux quatre points cardinaux de l'île, les cousins Alessio, Francesca et Santi Planeta essaiment leur vision d'une viticulture à la fois pionnière en matière de durabilité et garante de traditions culturales.
À lire également
Entre les anciens bâtiments agricoles entièrement rénovés et le théâtre ouvert accueillant chaque mois de juillet un festival d'art dramatique, un sentier conduit à la vinita : une parcelle microscopique rescapée du phylloxéra, où les plants biscornus de cépages mélangés semblent presque s'embrasser. Les fleurs sauvages frôlent à peine cet autre pied de vigne qui, à 100 ans passés, donne encore des baies. « En Sicile, les vins de l'Etna sont considérés comme des vins de haute montagne, rappelle Patricia Tóth, maître de chai pour Planeta. Nés sur un sol fait de matières minérales détruites, ils doivent leur structure à une acidité et une tension particulières. »
Par Anne-charlotte De Langhe