Football : tout le monde se lève pour Kanté
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N’Golo Kanté, vendredi soir à Leipzig contre les Pays-Bas.
© LTD / aicfoto
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N’Golo Kanté, vendredi soir à Leipzig contre les Pays-Bas.
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À ce rythme, il risque de rentrer avec un excédent de bagages. N'Golo Kanté a déjà rangé deux trophées d'homme du match dans sa valise, et ce qu'il montre sur le terrain depuis qu'il a retrouvé l'équipe de France incite à penser que ce ne seront pas les derniers. Cet homme de 33 ans est un miracle: il fait l'unanimité pour ce qu'il est comme pour ce qu'il donne à voir, et la narration de sa résurrection parvient à concurrencer le feuilleton du masque de Kylian Mbappé. Cette semaine, les Bleus qui l'ont découvert se sont décroché la mâchoire pour raconter la « dinguerie » de le voir à l'œuvre. Ceux qui le connaissaient ont expliqué qu'il n'avait « pas changé ». Comprendre: il est toujours aussi mauvais perdant aux cartes, il a « mille poumons », ne se plaint jamais, et c'est impossible de gagner contre lui à l'entraînement.
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Devant les panneaux publicitaires, où le chouchou des supporters a été amené à distiller la bonne parole en tant que man of the match, on a tout de même senti une légère mutation: une aisance nouvelle face caméra, même si le fond du discours reste mâtiné d'humilité et de discrétion. Didier Deschamps le trouve « rayonnant ». Le sélectionneur peut être content de son coup. Un peu comme celui avec Dayot Upamecano à la Coupe du monde 2022, qui n'aurait pas manqué à grand monde dans la liste des sélectionnés et était devenu incontournable pendant la compétition. Cette fois, personne ne pensait à Kanté, qui n'était plus revenu depuis deux ans. Loin des yeux, loin des Bleus. La trentaine passée, exilé en Arabie saoudite pour un salaire annuel estimé à 25 millions de dollars, forfait au Qatar, moins en vue depuis trois saisons: son temps semblait révolu.
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