Athlétisme : ça ira mieux demain, vraiment ?
Stéphane Colineau
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Cyréna Samba-Mayela, au Stade de France, le 9 août.
© LTD / ALAIN MOUNIC/PRESSE SPORTS
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Cyréna Samba-Mayela, au Stade de France, le 9 août.
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Neuf centième de seconde ont séparé Cyréna Samba-Mayela, argentée en finale du 100 mètres haies olympique (12''34), de la Néerlandaise Nadine Visser (12''43), première éjectée du podium. Il s'en est fallu de ce clignement d'œil pour que l'athlétisme tricolore n'échappe au pire. Sans sa hurdleuse, la France serait l'une des rares nations organisatrices restées bredouilles à domicile dans la discipline reine des JO, après la Belgique (1920) et la Corée du Sud (1988). Le home advantage ne lui a même pas permis de glisser de finaliste au saut à la perche et au 110 mètres haies, ses spécialités historiques.
Un raté, évidemment, mais prévisible, car conforme à ses standards. Il y a trois ans, la délégation hexagonale était revenue de Tokyo avec un bagage aussi léger (une médaille d'argent pour Kevin Mayer), et dans l'air du temps : elle n'a rapporté que deux récompenses des Mondiaux de Doha (2019), une seule de ceux d'Eugène (2022) et de Budapest (2023). La génération de Rio 2016 (6 médailles), symbolisée par Renaud Lavillenie, Mahiedine Mekhissi ou Christophe Lemaître fait figure d'exception, au regard de la moyenne française aux Jeux : 1,9 médaille.
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Observée par les experts, la placing table est un indicateur plus fin des faiblesses structurelles d'un sport qui subit une forte concurrence des disciplines collectives. Elle octroie des points en fonction des places de finalistes. À Paris, les dix présences bleues en finale (deux de plus qu'à Tokyo, deux de moins qu'à Rio) ont situé la France au 12ᵉ rang mondial. Mieux que la 16ᵉ de Budapest, mais pas encore dans le top 10 auquel elle prétend difficilement - même à Rio, elle ne s'est classée que 8ᵉ.
Stéphane Colineau
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