Volley : génération enchantée
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Earvin Ngapeth et ses coéquipiers, hier à l’Arena Paris Sud.
© LTD / Natalia KOLESNIKOVA/AFP
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Il faut toujours faire attention aux grandes sentences dans la fulgurance du moment, mais il y a peu de risque à avancer que cette équipe est l'une des plus grandes de l'histoire du sport français. Il y a les faits : trois ans après le sacre de Tokyo, Earvin Ngapeth et sa bande de fous furieux ont remis ça hier. À la maison. Sous la nef du vaste hall 1 de l'Arena Paris Sud, qui s'élève à 25 mètres de hauteur avec des tribunes sur mesure qui ont encore tangué pour offrir une des ambiances les plus dingues de ces Jeux olympiques. Il fallait avoir le cœur bien accroché, et l'équipe de France de volley a eu la riche idée d'abréger la souffrance en trois sets contre la Pologne (25-19, 25-20, 25-23), apportant la 15e médaille d'or tricolore, qui a permis d'égaler le record des JO d'Atlanta en 1996.
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Seuls les Bleus du handball avaient jusqu'ici réussi à conserver leur titre, entre 2008 et 2012. Un sport moins universel et plus conservateur dans la hiérarchie que le volley. « On est entrés dans l'Histoire », décrète le président de la Fédération de volley, Éric Tanguy, qui se garde bien de s'écarter de son pré carré. Car, dans leur matière, ils ont apposé leurs noms dans un grimoire qui prenait la poussière : depuis les États-Unis en 1988, aucune équipe n'avait réalisé le doublé ; il n'y en avait eu qu'une avant, l'URSS (1964 et 1968). À ces époques-là, la concurrence n'était pas aussi variée à cette altitude. Le volley français était alors très loin de tout ça, même s'il a connu une petite percée non loin des cimes européennes dans les années 1980. Le bilan était vierge.
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