Marathon : « Cette côte, je ne la monte pas sans tire-fesses »
Stéphane Colineau
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Record olympique pour Tamirat Tola, qui remporte la course en 2h06’26”, hier à Paris.
© LTD / REUTERS/Lisa Leutner
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Record olympique pour Tamirat Tola, qui remporte la course en 2h06’26”, hier à Paris.
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Une bande de quatre, la vingtaine, déboule au petit trot. Sous leurs yeux se déploie la vertigineuse route du Pavédes-Gardes, hier à Sèvres. Ses interminables 700 mètres à 10 % de dénivelé en moyenne, avec des pics à 15 %, promettent d'être le juge de paix du marathon, le plus dur de l'histoire olympique. Elle ne décevra pas.
« Même en station debout, je sens bosser mes quadriceps », lance le plus bavard. « Cette côte, je ne la monte pas sans tire-fesses », lui rétorque une amie, alors qu'un troisième, drapeau tricolore en main, est prêt à faire l'effort, désignant d'un coup de menton les barrières qui délimitent le parcours. « Tu te rends compte, on va pouvoir courir à côté de Kipchoge », double détenteur du titre olympique. Le dernier cherche sur son téléphone le visage du Français qu'ils ont décidé de soutenir. « Nicolas Navarro ressemble à ça », annonce-t-il. Il est alors 8 heures, les coureurs s'élancent de la place de l'Hôtel-de-Ville, à Paris.
Encadrée par la forêt de Meudon, la côte n'est pas la gouailleuse rue Lepic à Montmartre, prise d'assaut une semaine plus tôt par Parisiens, Belges et Néerlandais venus enflammer la course cycliste. Mais peu à peu, elle se remplit, jusqu'à accueillir plusieurs milliers de spectateurs. Diogo et Julien ont pris la route depuis Orléans. « On s'est garés à 3 kilomètres et on a fini en courant », détaille Diogo, qui vaut un excellent 2 h 44 au marathon. Connaisseurs, les deux copains se posent quelques dizaines de mètres avant le sommet. « C'est ici que la course va se jouer. »
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